Les amateurs de cuisine italienne vont être à la fête avec l’ouverture, depuis 15 jours à peine, d’une nouvelle table transalpine sobrement baptisée Bocca. Petites tables rondes et pieds en fonte, mur en pierres apparentes, chaises dans l’esprit Thonet et serviettes en coton blanc signent la partition franchouillarde et bistrotière de l’adresse. Le comptoir en béton et le très joli sol en parquet à chevrons apportent le contraste contemporain.
L’accueil est simple, amical et délicieux ; le patron va et vient, ardoise en main, faisant oeuvre de pédagogie et de patience pour décortiquer chacune de ses suggestions évoluant au gré des marchés. Sur l’ardoise donc, une salade caprese, la classique burrata à la putanesca et une végétarienne roquette-parmesan. Ça respire la belle saison à plein nez ; ce vendredi, le risotto du jour se déclinait au fenouil et citron confits, les pasta vongole mandori et les rigatoni à l’arrabiata séduiront les amateurs de saveurs plus percutantes.
Au fil du service, les conversations s’emmêlent… Comptables, artisans, copains et copines et duos amoureux cohabitent harmonieusement sous le regard bienveillant de ce patron marseillais aux attaches cassidaines tout heureux de voir la bonne humeur nimber son tout jeune restaurant.
Les petites notes iodées du sauté de palourdes ail et persil évoquent le ressac des vagues en bouche et ouvrent l’appétit. On mange avec les doigts, les assaisonnements sont parfaits et on suçote ses doigts pour ne rien perdre de ce petit plaisir dont on aimerait qu’il n’eût pas de fin… Saupoudrez les spaghetti con polpette di vitello d’un peu de parmesan pour saler votre assiette et plongez la fourchette dans ces boulettes toutes souples, imbibées des sucs et jus de cuisson. Il faut dire que la pleine saison de la viande de veau arrive et que c’est le meilleur moment pour s’en régaler.
Alors faut-il y aller ? Oui car l’adresse propose une carte à prix sages et des desserts (tiramisu, panna cotta toute souple au coulis de framboise, panna montana au chocolat) désarmants de douceur. Oui car le patron est cool et on aime les patrons cool. Oui parce que tout est frais, simple et bien travaillé. Oui parce que cette installation dans le quartier Puget-Notre-Dame confirme la nouvelle vocation de ce périmètre décidément de très bon goût.
Bocca, 47, rue Edouard-Delanglade, Marseille 6e arr. ; infos au 04 91 59 02 98. Carte : 23-32 €

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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