Restaurants en Provence

La Boccascena, au pied de la Marseillaise, on mange italien

Dans ce quartier XXL, ce sont les sandwicheries et autres saladeries qui trustent la majorité des propositions déjeunatoires. Les restaurants sont rares et celui-ci, tout au pied de la tour la Marseillaise, entre silo et cinéma, attire l’oeil, mêlant l’esprit brasserie et trattoria. La salle de 150 couverts et la terrasse laissent augurer des potentialités de la Boccascena, à la hauteur des tours. C’est tous les jours le même rituel : à 12h30, la salle affiche quasi-complet et le bal des serveurs et serveuses débute, respectant au souffle près le tempo donné par la brigade de 8 personnes qui “envoie” les assiettes. Il faut faire vite, le client dispose de peu de temps, et ne jamais décevoir, pour conserver l’espoir de les voir revenir demain. On se croirait presque dans une brasserie francilienne…

La BoccascenaLa carte de la Boccascena, elle, n’a rien de nordique et propose une litanie sans surprise des stars de la tradition transalpine : pane tostato, insalate (Caesar, mama, greca, vegetariana), des carpaccio, saltimbocca, scalopina alla milanese et toute une ribambelle de pizza, une dizaine en tout, parmi lesquelles la stracciatella (jambon de Parme, roquette; tomates fraîches et stracciatella) aura votre préférence. La pasta, spaghetti alle vongole, linguine al pesto, ravioli aux cèpes-truffe d’été, gnocchi frais-pesto-burratina et pignons, ne manque pas à l’appel… Il faudrait être bien difficile pour ne pas y trouver son bonheur.

La BoccascenaLa focacce au jambon blanc à la truffe-peccorino pepato est grillée, servie toute chaude avec une très généreuse poignée de roquette. Heureux prélude à ces boulettes de boeuf sauce tomate et spaghetti servies dans une poêle évoquant les ambiances de ferme et familiale. Les assaisonnements et cuissons sont respectés, les assiettes conformes aux intitulés. Les gens parlent, on devine très vite qui travaille où. Difficile d’entretenir un secret. Tiramisu, pana cotta, mi-cuit chocolat, cannoli siciliens… Certains hésitent mais pas trop longtemps car l’horloge presse. A l’heure du départ, les sourires sont sur tous les visages. Les serveurs ont (beaucoup) marché, la cuisine a (beaucoup) envoyé. Demain, il faudra recommencer…

La Boccascena, 50, quai du Lazaret, Marseille 2e arr. Infos au 04 91 89 76 29. Plat du jour, 13 € env. Carte, de 20 à 32 €.

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Vite lu

La ceinture Miam a été imaginée et dessinée par Isabelle Crampes (société deTOUJOURS), adaptée par le cuisinier Armand Arnal (la Chassagnette à Arles) et est fabriquée par La Botte Gardianne. Isabelle Crampes est à la tête d’une boutique en ligne qui sélectionne des pièces originales de vêtements issus de métiers, de sports ou de traditions régionales que l’on aime s’approprier dans une mode du quotidien. Hors des calendriers du prêt à porter, de Toujours est un conservatoire vivant de l’histoire du vêtement. Après avoir été commissaire de l’exposition “Vêtements Modèles” au Mucem (Juin-décembre 2020) Isabelle Crampes s’est entouré du chef Arnal et de la Botte Gardiane, maison de savoir-faire spécialisée dans le cuir, pour concevoir cette ceinture multipoches 100% camarguaise en cuir de veau naturel contenant jusqu’à 8 poches à couteaux. Une création exclusive qui libère les mains ! En vente 450 €, sur commande (délai maxi 6 semaines), cuir naturel ou noir.