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De la bière à l’anis, la Brasserie de la Plaine lance le Pastis de la Plaine

pastis de la plaine
Guillaume Strebler et Salem Haji

La famille des pastis marseillais s’agrandit avec la naissance du Pastis de la Plaine, nouveau-né de la toute jeune Distillerie de la Plaine. A l’origine de ce nouvel alcool anisé, Guillaume Strebler et Salem Haji qui, avec ce premier pastis, espèrent tracer un chemin qui les conduira, dans quelques années, à la distillation de whiskies non sans être passés au préalable par le gin et l’eau de vie de bière. “Guillaume était venu en stage à la Brasserie de la Plaine avec l’idée de créer une distillerie, raconte Salem Haki. Nous réfléchissions nous aussi à ce type de développement et avons décidé de nous associer”.

En 2018, la Brasserie de la Plaine a commercialisé 1000 hectolitres de bière et vise une croissance de 30%, soit 1300 hectolitres, pour 2019. La gamme compte 10 bières permanentes, 2 saisonnières et des bières éphémères, l’ensemble vendu à 90% dans un rayon de 10 kilomètres autour de la brasserie. Revendiquant son ancrage de brasserie de quartier, la Brasserie de la Plaine répond à quelques demandes dans l’Hexagone, notamment à Lyon.
Guillaume Strebler a imaginé une recette “classique composée de badiane, réglisse et fenouil et une seconde, plus complexe, dans laquelle verveine, poivre et maté confèrent toute leur spécificité”, dixit Salem. La réalisation d’un pastis demande 6 semaines de travail : chaque ingrédient macérant séparément dans des dames jeanne remplies d’alcool surfin bio à 65° durant 3 à 4 semaines. Viennent ensuite l’assemblage et le temps de repos. “On voudrait que le pastis soit le trait d’union entre la brasserie et la distillerie, confesse Salem. On vise une clientèle de gens soucieux de ce qu’ils consomment, nous sommes attachés à la notion de produit artisanal, simple et populaire”.
A cette heure, 120 bouteilles de chaque cuvée sont prêtes à quitter la distillerie, “mais on va lancer une nouvelle production, tempère Guillaume Strebler. On tâte le terrain et on teste le marché”. Une très belle bouteille en verre fumé, un graphisme qui rappelle la parenté avec les bières et un esprit “absolument pas cliché… Pour notre pastis, on voulait montrer Marseille alors on a choisi la mer et le port” dit Salem Haki.

pastis de la PlaineCarnet de dégustation
Le pastis tradition, arbore une robe blanche une fois dilué qui lui donne des airs d’anisette. Là s’arrête la comparaison puisqu’à l’attaque franche sur des notes d’anis étoilé et de réglisse, succède une longue finale sur le fenouil. Idéal à l’apéritif et au cours d’un déjeuner sur une cuisine méditerrannéenne de caractère aux saveurs très marquées.
Le pastis dégustation tire son originalité et sa finesse de la verveine portée par le yerba mate. La richesse de la composition anis vert, graines de fenouil et poivre lui confère une identité propre sans désorienter les amateurs d’anis étoilé et réglisse. Un pastis pour la table, avec un poisson de Méditerranée juste grillé, des crustacés, des légumes d’été. Un pastis “simple” qui inviterait à se parler, à en parler et à le commenter, le pastis comme un lien social, rien de plus vrai à Marseille…

Pastis de la Plaine, 70 cl, prix de vente public : 28 €. Infos au 04 91 47 32 54.

Un surprenant alambic

Attirant les regards en fond de local, un alambic charentais en cuivre modifié rappelle qu’aux XIXe et XXe siècles, le centre-ville de Marseille grouillait de brasseries et distilleries : “C’est un petit alambic de 120 litres tout en cuivre entièrement réalisé à la main. Il a vu le jour il y a environ 50 ans dans les ateliers de l’entreprise Maresté à Cognac, maison aujourd’hui doublement centenaire” raconte Guillaume Strebler. Unique dans la cité phocéenne, cet alambic est tout à fait adapté à la distillation de whisky provençal made in Marseille. Le système de chauffe à la flamme direct et de refroidissement par serpentin en cuivre augmentent la surface de contact entre le cuivre et les vapeurs d’alcool… gages de qualité pour la fabrication d’alcool. Dans quelques mois, des gins et eaux-de-vie devraient être élaborés en attendant les premiers whiskies marseillais, au mieux, à l’aube 2021.

 

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la ville implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit...
9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

Juris food Le prochain déjeuner Juris food aura lieu le lundi 4 octobre et accueillera Aïcha Sif, adjointe au maire de Marseille en charge de lʼalimentation durable, de lʼagriculture urbaine, des terres agricoles, des relais nature et des fermes pédagogiques. Sébastien Barles, adjoint au maire en charge de la transition écologique, de la lutte et de l'adaptation au bouleversement climatique et de l’assemblée citoyenne du futur comptera également parmi les invités. Ils expliqueront les politiques de la ville de Marseille en matière d'alimentation durable et de transition écologique. Inscription obligatoire jusqu'au 29 septembre. Le déjeuner sera servi au New Hôtel of Marseille (bd Charles-Livon, 7e, parking du Pharo).Paf : 29 € par personne, payable sur place par CB ou espèces (passe sanitaire obligatoire). Infos au 06 18 03 60 95.

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