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Cafés Nicolas, le pari qualité de Nicolas Avon

cafés nicolasDans le petit monde du café, son nom gagne, chaque jour, en notoriété. Nicolas Avon cultive une rare passion pour le café et fait de lui, à 38 ans tout juste, l’un des experts avec lesquels il faudra compter. Voilà quelques mois, il s’est associé à Nathalie Pagès, qui a longtemps travaillé au sein du bureau des vins de Bourgogne, pour ouvrir une boutique en centre-ville de Bollène. « N&N révélation » emprunte son nom aux initiales de ses fondateurs et fait de la vente en vrac de cafés et thés doublée d’une cave à vins à la sélection pertinente. « Toute la journée nous y accueillons les clients dans un espace salon de thé et proposons une épicerie fine commercialisant toutes les marques qui partagent notre philosophie » explique Nicolas.
Natif de Mornas voilà 38 ans, Nicolas Avon a débuté sa carrière comme réparateur de machines agréées tout constructeur pendant 8 ans. Expert technique ensuite pour les machines Saeco puis la maison Brès chez qui il restera 5 ans, Nicolas Avon passe toutes ces années à tisser des liens auprès des acteurs de la filière. Très lié aux importateurs, torréfacteurs, restaurateurs et réseaux de cafés de spécialités, ce passionné a fini par rejoindre l’Atelier du Café à Uzès. Chez le dernier torréfacteur à bois et à charbon de France, Avon donne la pleine mesure de sa passion, aide l’artisan à gagner des parts de marché et à gagner des clients. « J’ai vite senti que mon profil pouvait m’aider à voler de mes propres ailes, confie le jeune torréfacteur. C’est pour ça qu’au bout de 3 ans, j’ai fondé les Cafés Nicolas ».

cafés nicolasPorté et encouragé par des anges gardiens de la start-up et de la création d’entreprise, les Cafés Nicolas ont immédiatement décollé sur la base d’un leitmotiv : « Libérer les restaurants et les entreprises de la capsule en aluminium ». Misant sur son réseau et sa communication d’artisan-torréfacteur, Nicolas Avon bosse avec des artisans de renom, des restaurants et hôtels qui ont tout misé sur la qualité. « En supprimant les intermédiaires, nous arrivons à proposer des prix compétititfs » assure le chef d’entreprise qui partage ses journées entre la boutique de Bollène le matin, et les livraisons l’après-midi. Après avoir conquis les marchés professionnels, le duo Avon-Pagès s’attaque au grand public avec la qualité pour constante et le même succès en vue.

Le top 3 des Cafés Nicolas

cafés nicolas• Un café d’Inde du Mysore car c’est un café d’une puissance et d’une longueur en bouche étonnantes. J’aime ses notes épicées de cardamome et de cannelle en finale.
• « Mon meilleur arabica » est issu de 8 provenances ; c’est un assemblage que j’ai voulu équilibré avec une texture voluptueuse, sans amertume ni acidité.
• Le Sumatra Gayo Mountain d’Indonésie c‘est comme un petit rêve ; un arabica d’une seule provenance, l’île de Sumatra, reconnue comme une des meilleures au monde. Un café à lui seul hyper équilibré avec des grains d’une homogénéité effarante, sans défaut, un bonheur à torréfier avec une très belle attaque.

Photos M. Petitimbert et DR

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.