Restaurants en Provence

Le Chalet du Pharo, rien que pour la vue

le chalet du Pharo Quitte à répéter ce que tout Marseillais sait déjà : la vue depuis le Chalet du Pharo figure parmi les plus belles que l’on puisse avoir sur le Vieux-Port. Ce chalet, une baraque en réalité, existe depuis des années ; chaque décennie dote le site d’un peu plus de confort tout en offrant un service sympa et cool un peu dans l’esprit des cabanons. Quelques efforts ont été faits ces dernières années, dotant la carte de propositions “internationales” à l’instar de la salade César ou du cheeseburger-frites maison, ou locales comme les seiches-calmars-poulpes et crevettes persillade ou les filets de loup grillés-ratatouille.

le chalet du Pharo Le service est très cool, sans prise de tête, l’ambiance est détendue, les tables étant (très) espacées, les consignes sanitaires sont respectées. Rendez-vous des habitués en été, le chalet accueille quelques touristes sous le charme, séduits par le site et sa fraîcheur, à l’ombre des arbres et parasols. Les linguine aux palourdes dégagent un petit goût iodé-aillé du meilleur effet mais les pâtes auraient dû être travaillées à la poêle pour s’imbiber des sucs de cuisson quant au trio de poissons, il méritait une cuisson moins longue, cette dernière ayant été fatale au saumon et à la daurade asséchés au dernier degré. Côté desserts, oubliez le mi-cuit chocolat dont personne ne nous convaincra de son origine artisanale et préférez les suggestions de glaces Tarentina, faites à Marseille par des artisans scrupuleux.

le chalet du Pharo Alors faut-il y aller ? Si on faisait preuve pour le Chalet du Pharo des mêmes exigences que pour les tables de centre-ville, la réponse serait toute trouvée. Mais la saison et le panorama invitent à l’indulgence. On se félicitera de la gentillesse de l’équipe qui se démène pour éviter les lenteurs de service et le remarquable souci sanitaire qui règne, loin, très loin, de tous ces apéros sauvages et soirées privées promues sur les réseaux sociaux au détriment de la santé de tous. Une table qui n’a rien de mémorable mais pour laquelle on témoignera malgré tout de l’amitié.

Le Chalet du Pharo, jardin du palais du Pharo, bd Charles-Livon, Marseille 7e arr. 04 91 52 80 11. Carte déjeuner 30-40 €, soirée 50 €.

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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