Marseille Restaurants en Provence

Chérie Épicerie, les charmes cachés d’une taverne urbaine

Chérie Épicerie

C’est l’incarnation parfaite de la taverne, l’adresse qui sert à table comme au resto mais qui propose le cool et l’ambiance de la street en plus. Chérie Épicerie s’est installée ici voilà quatre mois et, l’été passé, la petite adresse a pris le temps de se roder pour atteindre à la rentrée sa vitesse de croisière. Marion et Yann aux commandes. Ce samedi pour le déjeuner, Yann porte seul l’ardoise. Carottes râpées citron et amandes, tarte blettes-butternut noix et gorgonzola, chili végétal, légumes rôtis avancent leurs arguments.

C’est la nouvelle boulangerie qui redistribue les cartes dans le quartier d’Endoume. La qualité des pains de T65 fait chavirer les cœurs : mies élastiques à l’acidité élégante,  croûtes croquantes et cassantes, brûlage partiel et variétés des recettes en ont fait la nouvelle coqueluche des amis de la mie…
T65, 35 avenue de la Corse, Marseille 7e ; 04 96 17 41 33.
La salade de tomates feta-olives noires présente une jolie vinaigrette dans laquelle le fromage a commencé à fondre. Un bonheur que l’on saucera avec un petit quignon de pain issu de la boulangerie T65 (lire ci-contre). Les lasagnes au bœuf chauffées au four se laissent engloutir sans réfléchir et s’il fallait résumer en un mot le tajine d’agneau aux dattes on dirait : confit.
Sur une petite table en vitrine, un merveilleux gâteau aux pommes-caramel et un cake citron-pavot, imbibé d’un irréprochable sirop de citron. Côté cacao, le brookie, issu d’un mariage irraisonné entre un cookie et un brownie, caressera dans le sens du poil les amateurs de chocolat pour accompagner leur expresso.

Alors faut-il aller manger chez Chérie ? Oui bien sûr car cette adresse coche toutes les cases : on y vient comme on est, on peut tirer les chaises et les tables au fur et à mesure que les copains nous rejoignent, on peut manger un plat, une entrée, un dessert, commander un seul café ou tout à la fois dans une saine ambiance. Oui car on aime les cuisines familiales bien calibrées jusque dans leurs assaisonnements. Oui enfin, car on sourit à l’évocation même de cette déco mi-récup mi-fond de grenier sur fond de murs à l’état brut  en harmonie avec cette enseigne qui, pour servir à manger, n’en revendique pas moins un espace épicerie fine et une sélection de bouteilles au contenu vivant et gouleyant. Valeur à suivre.

Chérie Épicerie, 3, bd de la Corderie, Marseille 7e arr. ; infos au 06 31 76 09 29. Déjeuner de 15 à 25 €.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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