
Il mesure 4,20 m de large, 2 m de profondeur, sur 3 m de haut. Cet hybride entre l’araignée de mer et le crabe du Kamtchatka trône à l’entrée du restaurant de coquillages Toinou à Aix et suscite depuis jeudi 9 décembre dernier surprise et enthousiasme auprès de tous les visiteurs. « L’idée d’installer une telle sculpture nous est venue autour d’un plateau d’oursins avec mon ami Boris, raconte Laurent Carratu, propriétaire des lieux. Boris, je le connais depuis mes années estudiantines et il a toujours eu une âme d’artiste ; quand je lui ai dit que j’aimerais bien avoir un crabe, il m’a répondu : – Chiche ! ».
Carratu rêvait d’un totem, un « événement visuel » qui marque les esprits. La discussion blagueuse du mois de juin a pris un tour sérieux en septembre et en décembre, le totem était soudé in situ. « Le résultat oscille enter quelque chose d’effrayant et un symbole protecteur pour qui passe dessous », dit Laurent Carratu. Au soleil, la bête de résine laquée aux reflets irisés est majestueuse et fait un effet bœuf… pas mal pour un crabe !
Chez Toinou, les fruits de mer, 58, avenue Henri Malacrida à Aix-en-Provence ; infos au 04 42 58 08 59.
Bob tonic, de New York à chez Toinou
Bob Tonic est un collectif d’artistes français basés à New York et Aix qui échappe aux concepts conventionnels et traditionnels, inspirés par le Pop Art et ses figures iconiques. « Faisons-nous de l’art ? Euhhhh, oui, si on prend comme filtre la notion de pièce unique et non, parce que nous tentons une expérience, analyse Boris Boyadjian. Nous faisons un acte de communication, nous avons passé notre vie dans un monde de marketeurs. On vient de la pub, on connaît l’histoire des tendances, des grands courants. L’art urbain, c’est l’antithèse de notre ancien métier : c’est Défense d’afficher ! » A la croisée des chemins entre le marketing, la publicité, la création et l’événementiel les Bob tonic se voient comme « une mauvaise herbe qui a pu pousser dans un certain contexte, les années 60, la contreculture, les contestations, l’explosion de la consommation. C’était totalement à la marge et c’est amusant de voir à quel point aujourd’hui, en 2020, la marge est devenue la norme ». Avec une idée directrice devenue la base line de leur activité : « Produisons quelque chose. Si par hasard ça plaît à quelqu’un, alors ce quelqu’un nous fera une offre. On l’accepte ou pas ».
Bob tonic, infos au 06 30 83 65 07
Photo Edouard Nicollas



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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