Marseille Restaurants en Provence

Ciel, le resto du Babel Community nous envoie au 7e ciel

Babel community

Le Babel community de la rue Saint-Ferréol a ouvert les portes de son rooftop. Au sommet de ce paquebot art-déco de 8 000 mètres carrés, qui a abrité consécutivement les Dames de France, puis les Galeries Lafayette, la terrasse de Ciel déploie une vue étonnante sur les toîts au soleil couchant. Dans une ambiance de paillote en bord de plage, au 7e étage, face à un long comptoir blanc accueillant, les tables se déploient dans une harmonie très méditerranéenne. Sandra Gatti est à la manoeuvre et orchestre une carte italienne tant dans l’authenticité des recettes que la sélection des produits. Cette quadragénaire, originaire de Crema, à côté de Milan, a appris la cuisine auprès de sa mère et grand-mère qui l’ont sensibilisée aux justes cuissons et à l’idée que « les choses doivent avoir le goût de ce qu’elles sont ».

Parmi les pépites à découvrir impérativement : les beignets de parmesan, les foccacia au romarin-stracciatella des Pouilles et tomates cerises et les panzerotti, sorte de chaussons frits à la tomate-mozza et basilic. Burrata pugliese, vitello tonnato, orecchia d’elefante (escalope de veau milanaise), le filetto di spigola (filet de loup corse au fenouil et légumes braisés)… Rien ne manque à l’appel jusqu’aux traditionnels sorbet limone,  pana cotta, meringata (pavlova aux fraises) et fior di latte, une glace maison à la fleur de lait nappée de chocolat et d’amandes concassées.

A partager en guise d’apéritif, la pizza Primavera s’impose tant pour ses couleurs (pousses d’épinards, olives noires, oignons rouges, ricotta et anchois blancs) que pour la finesse de la pâte et sa bonne cuisson. Le poulpe de roche alla plancha est posé sur un riz venere noir, tout charnu il suffit de l’accompagner d’une caponata de légumes de saison très bien amenée. On cherche encore les compliments pour la cuisson de cette tagliata de boeuf à la croûte toute croustillante et à la tendreté rare. Sandra Gatti l’escorte de pommes grenailles simplement huilées et rissolées au four aromatisées d’une branche de romarin frais. A l’heure du dessert, l’affogato (décidément très à la mode) vient noyer les saveurs d’une quenelle de fior di latte dans un expresso viril comme il faut.

Babel community

Alors faut-il aller déjeuner ou dîner chez Ciel, le rootop du 7e étage du Babel community de la rue Saint-Ferréol ? Oui mais il faut réserver au préalable et c’est plus cool d’arriver quelque part et d’être attendu. Oui car Sandra Gatti propose une très belle vision de la cuisine italienne et oui car le rapport qualité-prix est remarquable pour un tel site et une telle qualité. Oui enfin car, des déjeuners d’affaires aux dîners  entre potes, face au soleil couchant, chaque instant se savoure en mode cool. Une nouvelle belle adresse qui devra tenir sur la durée.

Ciel, entrée 17, rue Haxo (ascenseur et 7e étage), Marseille 1er ; 09 80 80 61 22. Carte de 30 à 40 € sur réservations uniquement.

Photos Mona Grid et LGP

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.