Art de vivre

Franquette : l’art et la manière pour un apéro dînatoire

Franquette

De l’art de  se régaler en cassant les clichés, et de savourer en mode décontracté. Franquette a ouvert à la rue Sainte, en lieu et place de l’ancien spot à pizzas, Tonton Marius. Aux commandes de ce nouveau rendez-vous food, l’équipe du Rowing club : Benjamin Savon, Julien Imbert et Matthew Kums auxquels s’est joint Christian Ernst. Le principe s’appuie sur des planches de fromages, de charcuteries en livraison ou à emporter et à savourer in situ dès que la situation l’autorisera. Les planches et coffrets seront garnis de confitures, salades, fruits et graines pour des pauses repas ou apéritives équilibrées, des moments à partager pour se régaler sans cuisiner.

« Nous ne proposons pas de plats élaborés comme dans un restaurant, assure Christian Ernst, mais des assemblages harmonieux, des préparations faites sur place chaque jour », poursuit Ernst qui, avec toute l’équipe, mise tout sur la « gourmandise de l’instant ». L’équipe a beaucoup travaillé sur les appellations, garantissant selon elle la qualité : – Nous nous fournissons en direct auprès des éleveurs et producteurs avec quelques revendeurs sur certains produits ». Côté vins, la carte sera ultra légère, 5 rouges, autant de blancs et peut-être du rosé en été avec des bières artisanales locales. Pour les bruschettas voire certains sandwiches, les farines blanches seront proscrites, la brigade préférant des farines originales plus authentiques. Le four à pizza de l’ancien locataire restera et « on ne s’interdit pas de fabriquer des pains pitas pour des recettes à notre façon » souffle Christian Ernst. Quatre bons copains, une belle aventure se dessine.

Franquette, 72, rue Sainte, Marseille 7e arr. Infos au 04 91 06 08 26. Fermé dimanche midi seulement.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

pub jeudi

Suis-nous sur les réseaux

Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.