Art de vivre

Hôtel le Saint-Rémy : le nouveau chic, c’est la brasserie Chic

Chaque saison apporte son lot de surprises et cet été 2018 n’a pas échappé à la règle avec l’ouverture, ce 3 août dernier, du nouvel hôtel sobrement baptisé « le Saint-Rémy » à Saint-Rémy-de-Provence. Derrière la façade blanche de cette maison de maître typique de la seconde moitié du XIXe siècle : 31 chambres et suites, un spa, un bar et une brasserie Chic. C’est à Sandrine Parachini que Didier Rivière, déjà propriétaire de la Vila de la Mar aux Saintes-Maries-de-la-Mer et du Roc Noir à Serre-Chevalier, a confié la responsabilité de la restauration et du bar. « Je suis un pur produit AOC de la région, s’amuse cette femme souriante, native d’Arles, qui a longtemps pratiqué l’élevage, des vaches angus, poulets et lapins que je vendais en directs aux chefs » se remémore-t-elle. De ce bon sens paysan dont elle se prévaut, Sandrine Parachini a appris la philosophie des circuits courts car , dit-elle, « j’aime bien manger et j’ai parfait mon éducation en fréquentant de beaux restaurants ».

« Je suis très attachée aux traditions du félibrige et j’ai tenté d’insuffler cet esprit dans l’hôtel »

En cuisine, un chef à la trentaine triomphante, Jérôme Julien, originaire du Lavandou et baigné de Méditerranée depuis ses premières heures. « Il en a gardé le goût pour les poissons et crustacés, affirme Parachini. Pour preuve, son plat signature est un homard à l’absinthe laqué à la liqueur de gingembre de Pierre Lilamand », une autre célébrité confite de Saint-Rémy… Une brigade resserrée de 3 éléments et deux plongeurs assiste Jérôme Julien en cuisine. En salle, aux côtés du maître d’hôtel, Yvan Mandelli, une équipe de 3 personnes bichonne les clients. Cet ancien du Meo à Tarascon et du Hameau des Baux, au Paradou, a connu un cursus hôtelier des plus classiques. « Il partage avec moi le goût du vin, sourit Sandrine Parachini. A la brasserie Chic, nous proposons une carte des vins coups de coeur, pas une carte d’étiquettes », poursuit-elle avec un sens assumé de la formule.

Auprès de Jean-Luc Colombo, Sandrine Parachini s’est formée au vin, « de la vendange aux chais, des assemblages à la dégustation » elle partage avec Yvan Mandelli les mêmes goûts pour « les vins de la région et français mais la carte évoluera au gré des retours des clients ». Au bar encore, Lorenzo, le chef barman, Laurent et Thomas on sélectionné les bouteilles de la distillerie Manguin, les alcools de Guillaume Ferroni et quantités d’autres produits issus des micro distilleries environnantes. Ultime preuve s’il en est que la Provence est une terre de cocagne…

Brasserie Chic, le Saint-Rémy, 16, bd Victor-Hugo à Saint-Rémy-de-Provence. Infos au 047 84 51 04 51. Formules déjeuner 21, 28, 32 et 36 €. Soir, menu carte.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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