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Cannes

Tetou : la bouillabaisse centenaire.- Après 8 années de fermeture, l’historique restaurant de Golfe-Juan rouvre ses portes à la Pointe Croisette, sur le port Canto. Fondé en 1917 par le pêcheur Ernest Cirio, surnommé Tetou pour son caractère bien trempé, l’établissement a bâti sa réputation sur une bouillabaisse mijotée à même le sable, entre chapon, saint-pierre, galinette et daurade royale, safranée selon une recette inchangée depuis 120 ans. De Joséphine Baker à Picasso en passant par Charlie Chaplin, la cabane de planches était devenue un rendez-vous des personnalités qui firent l’âge d’or de la Riviera. Après huit années de recherche d’un nouveau site, Pierre-Jacques Marquise, arrière-petit-fils du fondateur, et son fils Paul-Loup, cinquième génération, ont choisi Cannes pour perpétuer l’histoire familiale. Terrasse de 70 couverts, transats face aux îles de Lérins, bar à cocktails, la maison mixe quelques attributs contemporains sans renier une carte restée fidèle aux produits de Méditerranée.
• Tetou, Port Pierre Canto, boulevard de la Croisette, 06400 Cannes. Infos au 04 93 43 43 33

Beaulieu

► Âme, la nouvelle table d’Amélie Darvas.- La cheffe Amélie Darvas a ouvert Âme, son nouveau restaurant, le 16 juillet dernier à Beaulieu, aux portes de Montpellier. Installée dans une ancienne forge entièrement rénovée, la maison ne compte que douze couverts — un format intime pensé comme une maison ouverte, où cuisine et salle ne font qu’un. Figure singulière de la gastronomie française, reconnue pour une cuisine d’auteur sensible et profondément ancrée dans le vivant, Amélie Darvas poursuit ici un dialogue exigeant avec la terre : le jardin potager et aromatique qui ceint le restaurant participe pleinement à l’identité du lieu et dicte, au fil des saisons, la construction des assiettes.
• Âme, 3, avenue du Stade, 34160 Beaulieu. Infos par mail à restaurant.ame.beaulieu@gmail.com

Marseille

De nouveaux responsables à l’Office de tourisme et des congrès.- Arnaud Drouot, adjoint au maire délégué au Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille et à la sécurité civile et vice-président de la Métropole délégué aux Relations internationales, au tourisme et à l’attractivité, a été élu à la fin du mois de juin dernier, à l’unanimité, président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. Julien Harounyan, adjoint au maire de Marseille à l’Attractivité économique et au Tourisme durable, devient président délégué. « Marseille est chaque année de plus en plus attractive et, avec le Maire de Marseille Benoît Payan et Julien Harounyan, nous sommes fiers d’accueillir des visiteurs du monde entier, ici dans notre ville. Nous continuerons ensemble de poursuivre nos efforts pour que le tourisme profite en premier lieu aux Marseillaises et aux Marseillais, tout en portant une attention particulière à prôner un modèle plus juste, plus vert et responsable », a déclaré Arnaud Drouot. Ce dernier confirme la stratégie de la Ville de Marseille pour la période 2024-2030 : « Marseille, destination durable et attractive », visant à concilier les différents enjeux environnementaux, économiques et sociaux liés au tourisme. Cette orientation traduit un engagement en faveur d’un tourisme de loisirs et d’affaires vertueux, durable et apaisé, désaisonnalisé, et profitable aux habitants, visiteurs et professionnels.

En direct du marché

L’huile d’olive de Provence désormais protégée par une AOP

huile d'olive de Provence olives

L’huile d’olive de Provence ce sont 183 oléiculteurs dont 48 commercialisent directement l’huile d’olive issue de leurs vergers. 815 hectares d’oliveraies et 59 moulins à huile qui produisent 240 538 litres d’huile d’olive de Provence. Données 2018/2019
C’est dans une relative indifférence qu’a été annoncée, le 21 février dernier, l’obtention d’une AOP huile de Provence par règlement publié au Journal Officiel de l’Union européenne. Entre AOP, AOC et labels, comment le consommateur peut-il s’y retrouver ? « En agroalimentaire, on ne parle plus d’AOC mais d’AOP, pour le consommateur, ça ne change pas grand chose, prévient Olivier Nasles, président du Comité national de l’Agriculture biologique de l’Inao (Institut national des Appellations d’Origine). En résumé, l’AOC est une protection transitoire offerte au consommateur qui dure 2 ans, le temps que Bruxelles instruise le dossier et transforme l’Appellation d’origine contrôlée en Appellation d’origine protégée ».
Revenant sur le cas des huiles d’olive en Provence, Olivier Nasles remonte le fil du temps : « En 1997, a été reconnue l’AOC huile d’olive des Baux et deux ans plus tard, en 1999, ont été reconnues les AOC huile d’olive de Haute-Provence et l’AOC huile d’olive d’Aix-en-Provence. Dans ces attributions d’appellations, le Var et le Vaucluse ne bénéficiaient d’aucune AOC. Alors nous avons eu l’idée de la création d’une appellation régionale qui engloberait le 83 et le 84 ».
Désormais, les producteurs d’huile d’olive des Bouches-du-Rhône et des Alpes de Haute-Provence ont le choix de labelliser leurs huiles AOP huile d’olive des Baux, AOP de Haute-Provence et AOP huile d’olive d’Aix-en-Provence… Mais aussi AOP huile d’olive de Provence. Quant aux producteurs vauclusiens et varois, ils peuvent bénéficier de l’AOP huile d’olive de Provence. « Il s’agit d’une appellation régionale unique en Europe, nuance Olivier Nasles qui ajoute : – Une AOP c’est un cahier des charges qui précise les méthodes culturales et les variétés d’olives qui sont utilisées pour produire des huiles. Outre la garantie d’une identité, une AOP c’est la protection dans le monde entier du vocable ‘huile d’olive de Provence’ qui ne peut plus être usurpé ».

Les caractéristiques de l’huile d’olive de Provence AOP

huile d'olive de Provence olivesL’huile d’olive de Provence est une huile d’olive vierge ou vierge extra, obtenue exclusivement par des procédés mécaniques, principalement à partir des variétés Aglandau (au moins 20 %), Bouteillan, Cayon et Salonenque.
On distingue deux types d’huiles d’olive en fonction de la méthode d’obtention utilisée :
– lorsque les olives sont rapidement broyées moins de 4 jours après la récolte, l’huile d’olive obtenue se caractérise par une amertume et un piquant bien présents mais modérés, des arômes d’herbe fraîche et/ou d’artichaut cru (idée de recette ici) ;
– lorsque les olives subissent une phase de maturation jusqu’à 10 jours préalable à la trituration (broyage), l’huile obtenue – identifiée par la mention “olive maturée” – se caractérise par une quasi-absence d’amertume et de piquant, des arômes d’olives noires, de fruits confits, de sous-bois et/ou de pain grillé.

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