Magazine

Jany Gleize comme vous ne l’avez jamais lu…

Jany GleizeIl court toute la Provence depuis plusieurs mois pour faire la promotion de son livre. Jany Gleize, chef-propriétaire de l’hôtel-restaurant La Bonne Etape, à Château-Arnoux, dans les Alpes de Haute-Provence, a publié, il y a quelques mois, un ouvrage très personnel aux éditions Brigitte Eveno. « Plusieurs éditeurs m’avaient contacté comme Flammarion, et j’avais été très flatté, confesse Jany Gleize. Mais il fallait que ce livre réponde à une charte graphique, se plie à un canevas décidé bien à l’avance. Moi, je considère qu’un livre c’est très personnel et sa rédaction était plus contraignante que libératrice, voilà pourquoi j’ai choisi une maison d’édition, certes plus modeste, mais qui garantissait mon indépendance ». Au fil des pages, les gourmets puiseront leur inspiration dans une cinquantaine de recettes « parmi les plus traditionnelles de Provence, mais il y a aussi les recettes de ma grand-mère et quelques recettes que j’ai re-imaginées » avertit le maître de la Bonne Etape. Homme de coeur, fidèle en amitié, Jany Gleize présente ce livre comme son « bébé » avec précaution, soin, presque timidité. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Gleize a accepté de se livrer à une interview express, garantie 100% savoureuse !

livre-jany-gleize« La Bonne Etape », 160 pages – 35 euros ; en vente dès le 7 mars à la Bonne Etape, chemin du Lac, 04160 Château-Arnoux ; 04 92 64 00 09.

Jany se confie…

Si vous étiez un produit ?
Difficile de choisir, tellement la terre est riches aux alentours de Château-Arnoux. Je serais un produit du sud de la France,  le jus du fruit de l’olivier des Mées, l’agneau de Sisteron dont le feu d’enfer mène les papilles au paradis, le miel de lavande de Haute Provence, la sarriette, je serais l’origan, le serpolet ou la lavande sauvage et je serais un distillat imaginaire de toutes ces sensations mélangées, tirant la quintessence de ces merveilles de la nature et du génie de l’homme.
La gourmandise est-elle un défaut ?
C’est le contraire ! Ce serait pêcher de ne pas être gourmand ! La gourmandise est un guide qui ferait tellement défaut si elle n’existait pas.
A qui rêvez-vous d’offrir votre livre ?
A un pauvre jeune cuisinier qui aurait reçu les premiers sourires mensongers d’une gloire éphémère et destructrice de son talent naissant en se fourvoyant trop tôt dans la cuisine des shows TV ou dans les concours imaginés pour la gloire des organisateurs plus que pour le bien des concurrents.
Quelle est la personne/personnalité pour laquelle vous avez cuisiné qui vous a le plus marqué ?
George Clooney dernièrement, Henri Salvador souvent lorsqu’il venait jouer aux boules, François Mitterrand et Jacques Chirac
Avec qui aimez-vous aller au restaurant ?
Avec des gourmandes et gourmands qui aiment tout, qui ont le sourire même quand le ciel est noir et savent parler de la cuisine bien sûr, mais aussi du temps et des nuages, de la vie avec bonheur poésie, amour et talent.
Avez-vous un, ou plusieurs, restaurant(s) préféré(s) ?
Oui, beaucoup, du plus traditionnel au plus excentrique, mais tous avec le respect total du produit et du client, on en trouve à tous les niveaux.
Votre plat préféré ?
Je préfère la poutargue, la socca, les beignets de fleurs de courgettes, la salade du jardin avec un mélange d’herbes fortes et de l’huile d’olives des Mées, les sardines et les anchois, frais, crus, rôtis, à l’huile ou au sel. J’adore le lièvre à la royale aussi. En fait, je préfère le plat que j’ai choisi selon l’air et l’envie du moment, je préfère le plat que l’on a choisi et préparé pour moi, je préfère ne pas manger plutôt que de manger sans plaisir.
Votre dernier voyage ?
Les yeux fermés, j’étais au soleil de Provence
Votre prochain voyage ?
Dans les étoiles, ou alors dans un pays du monde où je partagerai ma passion et mon accent de Haute Provence
Un cuisinier que vous admirez ? 
Lavoisier, (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme)  rires
Une mode que vous détestez…
Fanfreluches et falbalas dans les assiettes qui privilégient le visuel au détriment du goût. La cuisine d’architecte qui oublie la cave et le grenier.
Une idée de recette de dessert hyper facile, rapide et inratable ?
Beaucoup de recettes peuvent paraitre inratables, mais même les plus simples nécessitent attention, amour et envie de bien faire. Celà dit, je dirais  des fraises au vin rouge, à l’orange et à la cassonade avec les épices qu’on utilise dans la recette du vin chaud.
Le cadeau que vous rêvez de recevoir ?
La possibilité d’exercer mon métier sans fardeau administratif et normatif et de pouvoir ainsi vivre correctement de ce métier dans ce beau pays de France.
 
Votre chanteur/groupe préféré ?
Le Mistral en chorale avec les oiseaux et les cigales. 
Citez une qualité et un défaut…
Ma qualité : connaître mes défauts et un défaut ? Je ne mets pas en avant mes qualités.
 
Le Grand Pastis, vous connaissez ?
Qui ne connaît pas le Grand Pastis, qui ne trouble pas les goûts du repas bien au contraire, ce Grand Pastis qui guide les gourmands vers des instants de bonheur toujours renouvelés.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.