Art de vivre

Les Jardins suspendus feront étape au Café Borély cet été

Le Café Borély rejoint la liste des hot spots de l’été et accueille l’équipe des Jardins suspendus pour une série de 12 dates, 12 jeudis soir, sur le thème « music and food », en plein air, de 19 heures à minuit, « voire une heure du matin », concède Sophie Porte. L’équipe des Jardins suspendus promet « des soirées cool pour boire et manger, se sentir bien entre copains ». A la carte, le Café Borély annonce avoir constitué une vraie équipe, « une jeune génération de cuisiniers en devenirs » à l’instar de Jinhee Hoo, Marie Vial, Juan qui va quitter un temps son foodtruck sud-américain, Valentin Small (photo) ou Mariposas et sa cuisine végétale qui cartonne déjà au cours Julien. Tous proposeront des tapas à manger avec les doigts, et c’est le Café Borély qui gérera les achats pour garantir aux chefs une sélection la plus propre possible. « L’idée consiste à créer une synergie, un groupe de gens de talent qui pourraient revenir au Café Borély », poursuit Sophie Porte.

Pour ces soirées d’été, les Jardins suspendus se sont associés au groupe américain Bacardi. Le groupe a racheté en 2013 la liqueur française Saint-Germain dont l’ingrédient de base est la fleur de sureau. Bien que française, cette boisson quasiment inconnue dans l’hexagone, est essentiellement consommée en Amérique du Nord et figure dans de nombreux cocktails. Pour conforter sa croissance à l’international, Bacardi a donc décidé de la faire connaître chez nous…
La carte des boissons sera dominée par la liqueur de sureau Saint-Germain. Ladite liqueur entrera dans la recette de plusieurs cocktails : une sangria à la française, un spritz au sureau, un mokito rhum-sureau et un moscow mule vodka-sureau. Des vins, en bouteille et au verre seront aussi servis. Pas de soirée sans programmation musicale et celle des Jardins suspendus sera, comme de coutume, clairement orientée house. « Mais cette anée, on va s’ouvrir à toutes les formes de house, de l’afro house au hip-hop house, nous attendons la venue de Mogan de Grenoble (photo médaillon) ou de David Walters ». Lors de chaque rendez-vous, des créateurs et artisans exposeront leurs travaux, de Mercato store (fripes) à Nicolas et Angélique (photos), de Capo Bianco et Gitan (bijoux) à la Brigade (vêtements).
Les Jardins supendus proposeront d’autres rendez-vous au Cloître à Saint-Jérôme et même sur le château d’If. Pour ce dernier spot, en vue de respecter les animaux qui vivent sur l’îlot de ce site patrimonial classé en plein cœur du parc des calanques, l’esprit sera beaucoup plus apaisé et chill au soleil couchant. 

Le Café Borély au château Borély, pavillon est, 132, avenue Clot-Bey, Marseille 8e arr. Infos au 04 91 22 46 87. Premier rendez-vous, vendredi 20 mai. Tarifs : aux environs de 10 € le grignotage, cocktails de 10 à 12 € ; vins de 20 à 35-40 € la bouteille. Verre vin, 4 €. Entrée libre.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.