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Jean-François Piège annoncé à la Bastide de Gordes

C’est le petit mercato du Vaucluse, le jeu de chaises musicales qui agite la Bastide de Gordes. L’hôtel 5 étoiles, propriété de Stéphane Courbit depuis janvier 2014, a fait appel à Jean-François Piège pour assurer la direction de ses cuisines. Exit donc l’équipe de Pierre Gagnaire qui, depuis 2014, avait hissé le restaurant, Pèir restaurant de la Bastide de Gordes, a une étoile au guide Michelin. Place donc à un restaurant porté par Jean-François Piège. Pour l’heure, le chef parisien n’a pas fait connaître celui de son équipe qui sera le chef exécutif de la table vauclusienne.

Jean-François PiègeA Paris, Jean-François Piège dirige plusieurs restaurants : le Grand restaurant, le Clover green (à forte prédominance végétale), le Clover gril (cuissons à la braise et rôtisserie), la Poule au pot (cuisine bourgeoise et/ou bistrotière). Pour la Bastide de Gordes, le Clover Gordes s’annonce comme l’union des deux univers de Clover Green et de Clover Grill, une expérience gustative portée par la maîtrise pointilleuse de Jean-François Piège pour les cuissons. Bien qu’à ce jour la carte ne soit pas encore fixée, la braise, la broche ou le grill porteront les produits du département et quelques créations s’ajouteront aux plats signature : calmars sauvages à la carbonara, homard bleu grillé et la pizza soufflée.
Courbit et Piège sont tous les deux originaires de la Drôme, respectivement de Crest et de Valence et le cuisinier l’affirme : – J’avais envie d’intégrer dans un endroit exceptionnel quelque chose de cher à mon coeur, le développement de la marque Clover, et de créer un endroit unique mêlant ma passion pour la cuisson et mon amour pour la Provence ». Le Clover Gordes devrait ouvrir ses portes le 15 juin ; les annonces sur les tarifs, formules, les partis pris culinaires, les nominations et les choix déco devraient être annoncés dans la foulée.

Airelles Collection ?

Fort de plus de dix ans d’expérience dans l’hôtellerie de luxe, Airelles Collection, est un groupe créé par Stéphane Courbit qui appartient à LOV Group. Il rassemble les palaces Les Airelles (Courchevel) et La Bastide de Gordes (Gordes). Les Airelles ont reçu la distinction palace en 2011 et en 2016 pour La Bastide de Gordes ; les deux adresses sont membres des Leading Hotels of the World. La marque Airelles Collection annonce l’ouverture de Mademoiselle Val d’Isère à l’hiver 2019 ainsi que l’hôtel du Château de Versailles au printemps 2020.

Photo Stéphane de Bourgies

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.