Art de vivre

Julien Diaz, chef d’un jour dans un Ehpad marseillais

Julien Diaz

A l’initiative de deux jeunes entrepreneurs, Mario Boulanger et Thomas Roux, les pensionnaires d’un Ehpad marseillais dégusteront le mardi 9 mars prochain, un repas complet concocté par le chef Julien Diaz. Audrey Giamme, directrice de la résidence Longchamp a fait appel à Mario et Thomas pour imaginer ce temps gastronomique sur un mode très particulier : – Sachant que 37 des 80 membres mangent une nourriture mixée, tout le menu sera mixé afin de d’effacer les différences de traitement, explique Mario Boulanger. Comme toujours dans la cuisine de Julien Diaz, le menu sera imaginé à base de produits sains, locaux et de qualité ».

Pour l’heure, Julien Diaz et Joseph, le chef en poste à la résidence Longchamp accordent leurs violons pour proposer un service brillant et savoureux. Au menu de ce déjeuner scintillant, les deux cuisiniers ont imaginé un œuf mimosa-crème de poutargue accompagné d’un velouté aux fanes de radis, un rôti de veau-purée de potimarron et châtaignes-crème de champignon et, pour le dessert, un blanc-manger à la poire-meringue italienne et coulis d’hibiscus.

« Une émotion chez les pensionnaires »
« Julien Diaz, je le connais car j’ai un copain d’enfance qui est en contrat d’alternance chez lui, explique Mario Boulanger pour expliquer pourquoi leur choix s’est porté sur le chef du restaurant Saisons, à la rue Sainte-Victoire dans le 6e arr. Il y a quelques mois, Julien avait déjà participé à une opération du Secours populaire et lorsqu’on lui a demandé s’il nous rejoignait, il a répondu oui spontanément ». Le repas du 9 mars sera donc servi en mode « étoilé Michelin » et sera intégralement financé par l’Ehpad, sa directrice souhaitant « créer une émotion chez ses pensionnaires » dixit Mario Boulanger.

Agé de 21 ans seulement, Mario Boulanger est né à l’Estaque et vit dans le 15e arrondissement « car j’aime les valeurs qui s’y développent » dit-il. Etudiant à Montpellier, il a validé un diplôme de chef de projet événementiel et s’est lié d’amitié avec Thomas Roux. Tous les deux, ils ont créé une entreprise de « restauration événementielle conceptuelle » avec une idée force : « Créer un réseau de cuisiniers et de producteurs à Marseille », une chaîne de professionnels partageant leur intérêt pour la chose commune. « Notre objectif est de promouvoir une cuisine responsable et une éthique qui seront portées par nos événements » assure Mario. Et le 9 mars, il y aura des étoiles, dans les yeux et les assiettes…

L’aventure Wilchef

Wilchef c’est le projet de société porté par Thomas et Mario, respectivement 22 et 21 ans, qui ont imaginé une entreprise de restauration événementielle « qui développe des solutions culinaires spécifiques pour profiler la prestation gastronomique en fonction du type d’événementiel, assurent les fondateurs. D’un simple apéritif à une prestation exceptionnelle, dîner assis ou service en salle, nous élaborons avec vous une offre culinaire en rapport avec le thème et la nature de votre réception. Quel que soit le nombre de convives, nous avons à cœur de
vous surprendre et de donner du goût à votre événement » disent-ils. Avec des chefs partenaires qui interviennent sur les événements en fonction de la demande du client, Wilchef prône l’usage de bons produits locaux et responsables.
Infos au 06 24 51 14 38.

Photo DR

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.