Marseille Restaurants en Provence

Kio Siku, le kiosque des merveilleux mochi comme au Japon

Kio Siku

Il y a une vie après le sushi. La preuve avec Kio Siku, échoppe japonaise installée au square Stalingrad, face aux Réfomés. A l’origine de cette implantation, il faut aller chercher du côté de l’équipe de l’Eclectique et de Pouce ! qui a confié les rênes de cet ancien kiosque à journaux à Samuel Kawakita, un franco-japonais à la fibre artistique assumée et à la gourmandise avérée. A la tête d’une petite équipe de 3 personnes en tout, Samuel propose des bowls (saumon, avocat, orange et salade de fenouil ; daurade, poivron mariné, courgette grillée, salade de fenouils et sauce vierge ; tofu mariné, salade de fenouil et courgette grillée, pommes de terre sautées), des makis, inari (poche de tofu frit) et de merveilleux mochi.

Mochi trop bons
La danburi curry se compose de morceaux de filet de daurade accompagnant des légumes en sauce curry. C’est servi chaud, agrémenté au choix de cébettes et oignon frit. Plutôt roboratif. On accompagnera ce bowl de mochis qui, eux, sont exceptionnels. Proposés au haricot rouge (le plus traditionnel), on les déguste au sésame, à la cacahuète, au chocolat, sakura (fleur de cerisier) ou au thé vert matcha. Le binôme citron et parfum cheesecake à la fraise est troublant de finesse et de délicatesse. Les petites boules se dégustent en deux bouchées et nous font prendre conscience des horreurs communément proposées un peu partout.
Alors faut-il succomber au dieu street food dans son temple du Kio Siku ? Oui si on aime la gastronomie japaonaise, la vraie, celle qui a banni l’umami à la sauce occidentale au profit de saveurs souvent plus exigeantes pour nos palais occidentaux. Oui pour le rapport qualité-prix oscillant autour des 13 € le repas et oui, enfin, pour la gentillesse et l’esprit pédagogue de l’équipe. Un voyage au pays du soleil levant sans besoin d’en passer par Marignane…

Kio Siku, 5, square Stalingrad, Marseille 1er ; de 11h30 à 21h30. Fermé le week-end. Formules de 11,50 à 20 €.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.