
Tu as aimé El Santo Cachon, restaurante chileno de Marsella ? Tu aimeras sa déclinaison du boulevard Eugène-Pierre voisin. Portés par le succès et l’excellente réputation de la maison mère, Cristobal et Mathilde ont eu l’idée d’une adresse plus familiale où on pourrait venir déjeuner à la cool à un juste prix. Depuis un an et demi maintenant, la Santita coule des jours heureux et paisibles. Cette taverne en mode couloir s’habille d’une banquette d’un côté et d’un comptoir de l’autre. La microcuisine, avec vue sur salle, participe à la fête.
A midi, des copines, une famille et deux potes ont tiré la chaise. L’ardoise nous la joue simple : empañadas pollo (poulet, brousse, coriandre) ou végé ouvrent l’appétit. On peut aussi partager une terrine de campagne maison avec un verre de vin… Côté plats, les haricots frijoles refritos-riz blanc et œuf mollet salade donneront le sourire aux végétariens.

Les fameuses empañadas de la Santita !
Les empañadas à la viande de bœuf sont cuits dans l’instant, servis tout chauds, ils doivent leur succès à la salsa de tomates finement coupées en dés et assaisonnées dans laquelle on les plonge. Le ceviche de maigre leche de tigre, baigne dans le citron et on s’interroge encore sur la pertinence du guacamole qui habille le fond du bol. En revanche, les grains de maïs grillés apportent de la mâche à l’assiette dont on a aimé le caractère pimenté. L’estouffade de bœuf (sorte d’effilochée fondante) est délicieuse, fondante et posée sur une purée de pommes de terre généreuse. Un demi panais et une carotte juste cuite, apportent la touche de couleur qui réveille l’appétit.

La crème brûlée au dulce de leche est parsemée d’un crumble poudre cacao sur lequel on a posé une quenelle de glace coco. Un très très bon dessert, équilibré, pas trop sucré justement qui fait copain-copain avec un café noir et bien chaud. Alors faut-il aller à la Santita ? Mais oui bien sûr, primo pour le rapport qualité-prix qui permet de déjeuner raisonnablement aux alentours de 25 € et, secundo, pour la gentillesse du service, non dénué d’humour. On aime l’esprit des lieux et la qualité des assiettes qui assument leurs assaisonnements, l’agencement des lieux bohème spirit et la terrasse qui se révélera un atout majeur aux beaux jours…
La Santita, 72, bd Eugène-Pierre, Marseille 5e arr. ; infos au 04 88 04 32 80. Carte 20-25 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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