Art de vivre

C’est le premier été du label « fabriqué à Allauch »

label fabriqué à Allauch
Sébastien Passagio

« Nos artisans, producteurs, créateurs et entrepreneurs locaux ont du talent et ils contribuent au rayonnement de notre commune. En conséquence, ils méritent d’être valorisés ». Le maire d’Allauch, commune située entre Aubagne et Marseille, Lionel de Cala, résume on ne peut mieux la philosophie de ce jeune label « fabriqué à Allauch », lancé par son équipe municipale au printemps dernier. « Allauch a souhaité créer une marque de reconnaissance et offrir un gage d’authenticité pour les consommateurs en réunissant sous cette bannière les produits créés, fabriqués ou transformés sur son territoire et souhaite distinguer les produits fabriqués par des artisans, entrepreneurs et créateurs en respectant un certain nombre de critères » poursuit le maire.

Au printemps dernier, les premières entreprises à avoir été labellisées ont été classées en quatre catégories (artisanat d’art et création, artisanat alimentaire, produits manufacturés et les producteurs locaux) et désignées par un jury composé de 5 personnes. Il s’agissait de se déterminer sur des critères tels que le caractère remarquable, emblématique et/ou original du produit, l’ancrage territorial avéré de la création et de la fabrication, la recherche de proximité dans l’approvisionnement en matières premières ou l’intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans la démarche de l’entreprise.

Photo de famille autour de Lionel de Cala

Outil vertueux de promotion
Parmi les fleurons allaudiens de la gastronomie locale, le label fabriqué à Allauch a été attribué à Georges Testa (le Moulin bleu), Sébastien Passagio (Au royaume des abeilles), Patrick Llerena (les chips d’Allauch), Cynthia et Olivier Bizeau (la Cuisine de Cyn), Thomas Arnaud (traiteur Metsens), Alicia Fata (les Délices d’Alice) et Odile Nivaggioli (chèvrerie d’Allauch). Déjà membre du Collège culinaire de France, Sébastien Passagio est un nougatier, confiseur et pâtissier heureux ; ses chiques, nougats et suce-miel sont garantis sans conservateur ni additif. L’artisan utilise toujours les fameuses bassines de cuivre (essentielles à une bonne répartition de la cuisson) et explore de nouveaux terrains pour faire vivre le patrimoine : – Je propose aussi des nougats aux marrons glacés, aux mandarines confites, aux noisettes-amandes et aux fèves de cacao » lance-t-il, tout fier de rejoindre le premier cercle allaudien du label. Habitués des marchés d’Aubagne et d’Allauch, Odile et Louis Nivaggioli sont éleveurs et produisent des fromages au lait de chèvre. Le label leur offre désormais une belle mise en lumière et contribuera à accroître leur notoriété. Il en va de même pour tous les autres récipiendaires qui, lors de la cérémonie de remise, ont unanimement fait part de leur fierté et de leur… émotion.

La candidature à l’obtention du label fabriqué à Allauch est gratuite et ce dernier est décerné pour 2 ans. « Nous souhaitons valoriser les talents et la commune alors que tous ceux qui le souhaitent se manifestent », complète Laurent Castillo, conseiller municipal délégué au Tourisme et aux Partenariats.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.