Magazine

Laurence Castelain : « L’individualisme est à la source de beaucoup de maux »

Laurence CastelainLa chocolaterie Castelain est une institution dans le Vaucluse qui fêtera l’an prochain ses 25 ans. Rejoint quelques années après 1995 par sa fille Laurence, Bernard Castelain vend son entreprise à deux cadres repreneurs. L’un aujourd’hui à la retraite et le deuxième, Lionel Dosne, est toujours en codirection depuis Paris avec Laurence qui, elle aussi, est restée aux commandes. Toujours en quête de nouveaux savoirs, Laurence se passionne pour les études et son curriculum vitae compte de nombreuses formations dans le tourisme, les langues, la gestion d’entreprise, le management, et même l’analyse sensorielle avec un diplôme obtenu il y a 4 ans. « Aujourd’hui je me demande ce que je vais faire de nouveau » s’amuse-t-elle. Débordante d’énergie, Laurence Castelain fuit la routine ; en charge de la recherche et du développement, elle crée avec son équipe les nouveaux packagings ainsi que les nouvelles gammes de chocolats : « Ça prend une bonne année avant de commercialiser le produit fini car il faut tester la recette, voir comment le produit réagit, sourcer la bonne matière première et s’assurer du volume ». Elle est aussi la cheville ouvrière du BtoC, du business au consommateur (soit 40% du chiffre d’affaires de l’entreprise) et du BtoB soit du business au revendeur qui sont des biocoops ou encore des épiceries fines. Aujourd’hui la chocolaterie compte quatre points de vente : Châteauneuf-du-Pape, Coustellet, Althen-des-Paluds et Andorre la vieille.

Chocolaterie Castelain ; route de Sorgues à Châteauneuf-du-Pape. Visites et infos points de vente au 04 90 83 54 71.

Le principal trait de votre caractère ?
C’est dur de parler de soi ! J’en ai un positif qui est la générosité et le négatif, c’est l’impatience.

Votre dernier livre et vos acteurs favoris ?
Cacao de Jorge Amado que je l’ai lu et relu, puis j’adore l’acteur britannique Anthony Hopkins.

Quel personnage historique auriez-vous aimé être ?
Je ne suis pas une groupie.

Qu’est-ce qu’il y a de plus à gauche et de plus à droite chez vous ?
A gauche mon oreille gauche et à droite mon oreille droite.

Que faut-il vite changer ?
L’individualisme car il est source de beaucoup de maux.

Avec qui pour aller au restaurant ?
Avec quelqu’un qui aime manger et boire un bon vin.

Votre plus grand rêve ?
C’est celui de ne plus en avoir.

Ce qui fait un bon chocolat ?
De bonnes matières premières comme un bon cacao, le savoir-faire technique et avoir du goût c’est-à-dire avoir la capacité d’associer les produits entre eux pour obtenir un bon chocolat.

Un voyage qui vous a particulièrement inspirée ?
Je suis partie avec un petit groupe, deux fois deux mois en Polynésie à Tuamotu. Je peux vous dire qu’à côté Koh-Lanta c’est de la gnognote. Nous étions seuls au monde et il fallait pêcher pour manger, on faisait tout nous-même.

Un endroit pour dire je t’aime ?
Il n’y a pas un endroit plus qu’un autre ; donc partout.

Quel est le moteur de votre vie ?
Mes trois filles.

Votre devise ?
Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.

Marie Riera / photos M.R.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.