
Il va falloir attacher vos serviettes pour ne pas avoir le vertige tant Pauline Lagon et Jules Girandon ont placé la barre haut avec l’ouverture, voilà peu, de ce petit bouclard, tout retapé de leurs mains. Ce duo à la vie comme à la ville, nous livre un des restaurants qui fera date en 2022. Un resto de quartier attachant comme on les aime où seul compte le travail de l’assiette. Les deux amoureux proposent un menu unique en 5 ou 4 services à base de produits frais et d’une sensuelle créativité. Loin d’entretenir un discours disruptif avec les menus affichés par les tables du moment, Les Copains jouent la surprise : choisissez votre formule, vous goûterez et jamais ne regretterez.

La mise en bouche, une rouelle de foie gras saupoudrée d’une concassée de poivre, donne à attendre la « Compotée d’oignons réduite au porto-crumble de parmesan shiitakés et pieds de mouton poêlés-brouillade truffée au citron et œufs de truite ». Un intitulé aussi long que l’assiette est réjouissante. Un joyeux embouteillage de saveurs, une composition complexe et un jeu de textures avec, par intermittence, des éclats de goûts. La salle est heureuse avec beaucoup de couples charmés, par le regard de l’autre, et par les vins et champagnes qui donnent le vertige.
L’échine de porc basse température-purée de patates douces au citron vert sauce saté-salade d’herbes et kumquats enfonce le clou et achève de convaincre : y’a du muscle en cuisine, on sait quoi et comment dire les choses à coups de cuissons et d’assaisonnements. Une pavlova aux baies roses-passion-banane et une pomme rôtie-caramel de cidre chantilly et glace aux marrons éclats plus tard, et c’est l’atterrissage.
Encore soufflés par une telle proposition, on ne se demande plus s’il faut retourner chez Les Copains. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit-là d’une gastronomie accessible et lisible. Les assiettes se comprennent, respirent la joie de cette jeune équipe qui cuisine en liberté oscillant entre joie et stress. Il y a un esprit aventurier, casseur de codes que vous adorerez. Ici, le mot partage veut dire quelque chose, on ne vous le facture pas. Une équipe qui cuisine pour sa salle et pas pour son ego, au point que Jules, Vauclusien de Mérindol d’origine, a tatoué le nom de son resto au revers de son coude gauche… Total régal.
Les Copains, 93, rue de Tilsit, Marseille 6e arr. Infos au 09 53 60 99 91. Formules 38 et 44 € ; supp. fromages 8 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.

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