Il faut quitter les autoroutes qui nous relient aux Alpes, prendre les départementales sinueuses entre Haute-Provence et Luberon pour faire escale dans ce petit village de pierre sèche. On connaît Mallefougasse pour son boulanger, Thierry, et peut-être moins pour son bistrot de pays. C’est un tort car Sabine et Florent se démènent pour accueillir, animer et faire vivre cette petite adresse qui a fait de cet aphorisme sa devise : « Mieux vaut près que tout prêt« . Terrine de la maison Coquillat à Château-Arnoux, escargots d’Apis Helix à Forcalquier, fromages de chèvre de Marie Gouly et de la ferme des Gipières, pieds et paquets de chez Richaud et Badet à Sisteron donnent un bref aperçu de l’ancrage local de ce petit restaurant intègre. Sur chaque page de la carte, le logo du fait maison vient comme un pléonasme : l’industriel n’est pas le bienvenu ici et la salade de crostini de foies de volaille, la salade de tourtons du Champsaur et le jarret d’agneau au thym en témoignent.
Au déjeuner, parce que le soleil y invite, on mange en terrasse et le service, assuré par une toute jeune fille parfaite en tout point, contribue à votre bonheur. Ce déjeuner, les cannelloni brousse-épinards le disputent à une plantureuse côte de boeuf persillée. La sauce tomate est acidulée et gourmande de quelques feuilles de thym qui y ont distillé des arômes de garrigue. La viande, servie saignante, est passée par le four à pizza, posée sur un lit de braises. Elle dégage des arômes de feu de bois, le petit ramequin de sauce aux cèpes, posé sur un chauffe plat, surligne ses saveurs sylvestres. Cette pizzéria de campagne domine le village et au fil des années, est devenue l’incontournable halte de tous les motards qui y reprennent des forces.
La carte des cafés Richard prouve qu’ici, on pousse le soin du client jusqu’au détail final : un Colombie supremo suave redonne le sourire à tous ceux qui s’étonnent de ne pas être venus ici plus avant. Alors faut-il y aller ? Oui parce que c’est une adresse de campagne qui respecte ses clients ; oui parce que les Bistrots de pays garantissent un lien social vital dans les petits villages et parce qu’ils proposent une carte toujours en accord avec leur région. Oui enfin, pour l’excellent rapport qualité-prix qui, en dépit des années, ne déçoit jamais.
Le Fougassais, Mallefougasse-Augès ; infos au 04 92 77 00 92. Menu 23,50 € ; carte 25 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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