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Marjolaine Djoukwé, pour l’amour de la terre et du poivre de Penja

Elie & MarjolaineL’histoire de Marjolaine Djoukwé se confond dans deux héritages, celui de son père et celui de sa terre. Cette jeune femme de 37 ans a fondé l’entreprise Elie et Marjolaine le 15 janvier 2018. La société vend du poivre du Penja mais également une gamme d’épicerie fine dérivée de ce poivre camerounais d’exception. “Un jour, j’ai vu à la télévision un reportage sur le poivre de Penja, ma ville natale, raconte cette entrepreneuse au caractère bien trempé. Je savais que mon papa avait une plantation de poivre mais je ne savais pas si ma famille maintenait l’exploitation ou pas” confie Marjolaine. Arrivée en France voilà 10 ans, Avignonaise depuis 6 ans, Marjolaine Djoukwé a travaillé comme réceptionniste dans l’hôtellerie, forte d’un anglais parfait. Mais un « petit quelque chose » manquait à son épanouissement professionnel. L’idée de revaloriser une production locale et l’envie de faire rayonner sa terre natale sur sa terre d’adoption, ont alors pris tout leur sens.

En Provence, des chefs comme Xavier Mathieu (Le Phébus, à Joucas), Serge Chenet (Entre Vigne et Garrigue, à Pujaut), Ludovic Turac (Une table, au Sud à Marseille), Justine Imbert (Au Jardin des Carmes à Avignon 84), ou Pascal Barnouin (Maison de la Tour à Avignon) sont déjà très attachés à la gamme Elie &Marjolaine.
« Appelée » par le continent de ses ancêtres, Marjolaine entreprend un voyage au Cameroun et constate que, si la plantation existe bien, elle est en jachère, quasi abandonnée. « J’ai décidé de reprendre cette plantation, d’y faire travailler des femmes avec un salaire digne pour qu’elles ne cèdent pas à l’appel de l’exil. Il faut cesser de faire croire à ces populations qu’elles seront plus heureuses en Europe, ce n’est souvent pas le cas ». A son retour en France, c’est décidé, Marjolaine Djoukwé entretiendra la mémoire de feu son papa scaphandrier, Elie, mort à 40 ans en mission pour Total.
Depuis plusieurs mois, Marjolaine Djoukwé sillonne les routes de Provence et de France, multiplie les salons gastronomiques et les présentations pour faire découvrir et apprécier son poivre aux chefs des tables les plus connues. Son poivre unique, grâce à une culture écoresponsable, lui permet de proposer une sélection de qualité premium et grand cru dans le respect de l’environnement et des travailleurs de sa plantation. Sa production reste 100% naturelle, sans aucun produit phytosanitaires ni conservateur.

L’or du Cameroun
Blanc, noir ou rouge, le poivre du Penja possède des arômes incomparables et s’associe aussi bien avec le salé que le sucré. Cette baie exhale des notes boisées, musquées et mentholées qui confèrent à tous les plats une touche unique. Entièrement cueillies et triées à la main, les baies Elie & Marjolaine offrent une belle finesse en bouche et une grande complexité aromatique qui permettent à ce poivre de s’accorder aussi bien avec les poissons, qu’avec les viandes rouges ou blanches. Par petites touches dans une salade fruits ou incorporé dans du chocolat, ce poivre révèle les arômes les plus subtils…
La plante pousse sur un sol volcanique ; sa baie est le premier produit d’Afrique subsaharienne ayant bénéficié en 2013 d’une indication géographique (IG), une appellation d’origine et de qualité attribuée par l’Union européenne. La particularité du poivre blanc réside dans le traitement qu’il reçoit après sa récolte. Il s’agit d’un grain rouge qui, arrivé à maturité, est délivré de sa gangue extérieure dont on ne conserve que le coeur. Il est ensuite plongé dans l’eau de source qui provient du sol même où il a poussé. Cette opération lui procure sa couleur blanche. Doux, subtil, il ne brûle pas la bouche, et se marie parfaitement avec les vins, mais aussi la pâtisserie. Quant aux baies noires, elles sont récoltées avant maturité, triées puis séchées au soleil. Puissant, chaleureux, présentant des arômes mentholés avec des nuances ambrées, boisées, musquées, ce poivre noir accompagne pertinemment viandes et poissons.

Photos © Lorette Fabre

 

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Réouverture de l’office de tourisme et des congrès de la ville de Marseille C’est le samedi 30 mai que le bureau de l’OMTCM retrouve son activité dans le respect des consignes sanitaires et des gestes barrières prévus pour les lieux publics. Des plexiglas ont été installés, du gel hydroalcoolique à disposition et les conseillers en séjour porteront des visières. Durant le mois de juin, les horaires d’accueil sont fixés du lundi au dimanche de 10h à 17h . Dès le 1er juillet, deux twizy d’informations touristiques renforceront le dispositif d’accueil
pendant deux mois dans les rues de Marseille, 7 points de stationnement (la gare, l’hôtel de ville, le
J4, la Canebière, la Pointe rouge) pour renseigner les touristes. Un plan avec des idées de circuits de 2h à pied sera remis aux visiteurs. Le tourisme à Marseille en 2019 a représenté 1 milliard d’euros de retombées économiques, impacte 15 000 emplois directs. 5 millions de touristes ont été accueillis dont 1,8 million de croisiéristes.

Visites guidées gratuites de Marseille 15 visites guidées des différents quartiers de la ville (9 personnes maxi par visite) seront  offertes pendant tout le week-end de la Pentecôte (samedi, dimanche et lundi), inscription obligatoire en cliquant sur ce lien. Chaque jour 5 visites seront proposées à 10h et/ou 11h le matin et 14h et/ou 15h l’après-midi. Elles dureront 1h30 ou 2h et seront commentées par des guides-conférenciers.
• Malmousque, petit port de la Corniche
• Marseille trendy, le quartier du roi Soleil (la partie Sud du Vieux-Port)
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• Le Panier, cœur historique entre anecdotes et art de vivre
• Les jardins du palais Longchamp
• Le parc Borély et son élégante “folie” XVIIIe
Les visites se termineront devant les 4 musées municipaux qui seront également gratuits
jusqu’au 31 août, 4 musées municipaux rouvrent samedi 30 mai : la Vieille Charité, le musée
d’Histoire, le musée des Beaux-Arts, le château Borély.