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Michelin 2015 : l'édition de toutes les surprises

Révélé par son directeur général (lire ici), le classement 2015 des meilleures tables de France crée la surprise en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Parlons, pour commencer, des bonnes nouvelles.

michelin retouchél A La Ciotat, on n’avait jamais vu ça : une étoile pour le restaurant La Table de Nans–auberge le Revestel voilà un événement historique puisque jusqu’à ce jour, jamais la ville des frères Lumière n’avait eu de restaurant étoilé Michelin en son sein. Comment ne pas se réjouir pour la façade Est des Bouches-du-Rhône qui, après Cassis (la Villa Madie), voit en La Ciotat se  confirmer sa vocation touristique de qualité ! A bien y regarder, cette promotion est très logique et on va vous expliquer pourquoi. Le chef, Nans Gaillard, est mi-ciotaden mi-breton. C’est un enfant de la mer qui voit en la cuisine plus une passion qu’un métier. Son parcours a commencé au château de la Pioline et s’est poursuivi dans les cuisines les plus solides : à Paris, Lasserre, l’hôtel Westminster et l’Atelier de Robuchon, sur la Riviera, à la Chèvre d’Or à Eze. Ainsi, après des années passées loin de sa ville natale, Nans Gaillard revient sur ses terres accomplir son rêve d’enfant… face à la mer.

l A Marseille, on n’avait jamais vu ça (bis) : jusqu’ici, la cité phocéenne n’avait jamais compté plus de 3 restaurants étoilés. En 2014, Michelin attribue 1 étoile à L’Alcyone (Intercontinental), à l’Epuisette, à Michel et 3 étoiles au Petit-Nice. Un événement. A cette glorieuse liste s’ajoutent en 2015 le Restaurant Alexandre Mazzia et Une table, au Sud. Si on ajoute à cette liste celle des 4 Bibs Gourmands, on commence à prendre la ville au sérieux.

l A Aix-en-Provence, on sourit aussi : Marc de Passorio a racheté le Clos de la Violette à Jean-Marc Banzo en cours d’année et y a inauguré sa table, l’Esprit de la Violette non sans succès. Formule déjeuner à prix serrés et rigueur toute russe dans l’exécution des assiettes, manger chez Marc de Passorio est redevenu un plaisir.
La promotion de la table de Jean-Marc Banzo installée au sein même de l’hôtel Renaissance laissera perplexes tous ceux qui y ont mangé.

l Alpes de Haute-Provence, on a eu chaud : C’est bien connu, qui n’avance pas recule. Et dans le 04, ça fait des années qu’on fait du sur-place. Non pas que l’on y mange mal, non c’est même le contraire, mais les critères Michelin (nappes blanches, argenterie, sommellerie) ne s’épanouissent guère dans ce pays de cocagne où le bon produit domine. Moralité : Bucaille à Manosque, Jany Gleize à Château-Arnoux, la Bastide d’Alain Ducasse à Moustiers et basta, le tour est vite fait. Il reste cependant les Bistrots de pays, une “spécificité locale” moins sophistiquée que les Bibs gourmands mais qui séduit un public croissant. Et pourquoi pas ?

l Vaucluse, ça va mal ? Pas une seule étoile gagnée, deux étoiles qui s’éteignent (Le Gourmet-hôtel la Coquillade à Gargas et le Grand Pré à Vaison-la-Romaine). Que dire de plus ? Que cette situation n’est pas normale pour ce département agricole, jouissant d’une qualité de vie et de produits exceptionnels. Avec l’attribution de 6 nouveaux Bibs gourmands, le département semble se tourner vers une nouvelle clientèle, plus jeune, moins guindée plus bistrotière et rock’n roll que celle du guide rouge. Et si c’était ça l’avenir ?

l Var et Alpes Maritimes : on ne peut pas être à la fête tous les ans et la Riviera résonne encore de la fiesta des 3 étoiles attribuées à Arnaud Donkele à Saint Tropez en 2013. Néanmoins, quelques motifs de satisfaction demeurent avec une étoile supplémentaire attribuée à Monaco (le Blue Bay, prévenu vendredi soir, a envoyé un communiqué de presse 30 minutes seulement après l’annonce officielle du classement). Grosso modo, avec 3 étoiles perdues et 3 étoiles gagnées, la zone ne s’en sort pas si mal que ça.

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Notez-le

La Grande tournée MPG poursuit son parcours dans les Bouches-du-Rhône dans plus de 40 villes et villages. Son but ? Promouvoir les produits de l’artisanat local, les spécialités de l’agriculture et de l’élevage, les échanges avec les cuisiniers de chaque terroir. Venez vous attabler, déguster, boire et jouer pour gagner des Pass resto d’une valeur de 50 euros. Rendez-vous le samedi 31 octobre à Mollégès de 11h à 18 heures et le dimanche 1er novembre à Châteaurenard de 9h à 13 heures. Vous aurez également la possibilité de rencontrer l’équipe du Grand Pastis lors de chacun de ces événements.

Manger bio sans dépenser plus À l’heure où manger bio est devenu une évidence, pour notre santé et pour la planète, ce livre démontre qu’on peut manger sain pour trois fois rien, tout en se régalant. Ce livre est écrit en duo par Claude Aubert, pionnier du bio en France, et Christine Mayer-Mustin qui proposent 250 recettes faciles à prix imbattable. Vous y trouverez : toutes les explications sur les raisons qui doivent nous inciter à remplacer une partie des protéines animales et constituer des menus équilibrés, un focus sur de nombreux ingrédients (céréales, fruits et légumes, viandes et poissons, produits laitiers), 40 menus équilibrés à moins de 3 € par personne et 12 menus pour un coût compris entre 3 et 4 € avec 250 recettes de l’entrée au dessert, avec des astuces zéro déchet et des conseils pour accommoder les restes. Une refonte complète, très enrichie, du livre Manger sain pour 3 fois rien, publié pour la première fois en 2009 et dont le succès ne s’est jamais démenti. 256 pages, 15 €, collection Conseils d’expert chez Terre vivante Ed.