Abonne-toi à la newsletter

Marseille

► A lire.- « Qui aurait pu croire qu’un talus puisse être aussi appétissant ? » Cet ouvrage pose une question et la tient jusqu’à sa dernière page : plutôt qu’un guide de cueillette classique tourné vers la forêt ou la campagne lointaine, « Zones à cueillir » reste délibérément urbain. Il apprend à repérer et récolter des plantes sauvages comestibles à deux pas de chez soi (bas d’immeuble, jardin, pelouse municipale, trottoirs) puis à les cuisiner : salades fleuries, cocktails aux plantes, plats du quotidien revisités avec la cueillette du jour. Deux tiers de l’ouvrage sont consacrés à la reconnaissance des plantes, le tiers restant aux recettes. A la manœuvre, il faut aller chercher Caroline Decque qui découvre les bienfaits de la nature en entretenant un potager autonome lors d’un service civique. En 2015, elle fonde l’association marseillaise Bigoud’ et aménage une parcelle maraîchère dans le parc d’un Ehpad de la ville. Co-auteur, Camille Gasnier, titulaire d’un CAP cuisine, découvre l’autosuffisance et les plantes sauvages comestibles et médicinales auprès du Mouvement d’Action Paysanne (MAP), en Belgique. Au sein de Bigoud’, les deux femmes cueillent et livrent à vélo plus d’une centaine de plantes par an aux chefs et commerces de bouche marseillais.
• « Zones à cueillir », Caroline Decque et Camille Gasnier, Ulmer Ed., 192 pages, 18 €

Suis-nous sur les réseaux

Marseille quartiers Est-Capelette-Saint-Loup Restaurants en Provence

Nido aux puces de Fifi Turin : le néobistrot qui fait buzzer la Capelette

Nido redynamise les puces de Fifi Turin avec un néobistrot ultra vivant

Il y a toujours eu un esprit brocante avenue Fifi-Turin. Et c’est en 2020 qu’à la faveur de la destruction des anciennes puces des Arnavaux, qu’un collectif de brocanteurs est venu enrichir l’offre en installant ses trésors dans cette friche industrielle. Résultat, on y chine quelques jolies pièces, on flâne le dimanche et on peut même venir déjeuner, bruncher ou passer quelques soirées. En décembre 2025, la team Nido prenait fait et cause pour les puces de Fifi en proposant une carte néobistrot au déjeuner et club en soirée avec DJs et thématiques bien senties.

Le soleil brille sur la Capelette et la terrasse du petit nidouillet. En salle, c’est plus frais, plus calme. Quelques tables de bois, des canap’ défoncés par les années et un accueil tout gentil et souriant. On ne peut mieux commencer. L’ardoise raconte les aventures de poireaux nori en mosaïque, d’une salade de bœuf-pois chiches, herbes, cornichons et oignons nouveaux, d’un velouté de carottes-curry. Une tête de veau gribiche, des légumes de saison grillés au zaatar-crème paprika fumé et l’entrecôte-frites sauce maison nous font du gringue.

Des asperges on retiendra la cuisson parfaite mi-cassantes mi-fondantes de trois impétrantes au joli calibre ; elles sont nappées d’une sauce maltaise (sorte de mayo à l’orange) parsemée d’un crumble de parmesan croustillant, salé et tout coquin. Une assiette de tagliatelle enrichies de moules crémées et safranées se voit également condimentée à coup de parmesan râpé, pluches d’aneth. Le baba n’a de rhum que le nom, c’est dommage, l’alcool manquait cruellement. La jolie chantilly ne parvient pas à faire oublier le biscuit lourd et compact bien que très imbibé.

Alors, une fois après avoir arpenté les puces de Fifi, faut-il tirer sa chaise pour prolonger le kiff chez Nido ? Oui car l’ambiance est amicale et souriante. On aime le côté à la cool de l’adresse et les fantaisies qui viennent pimper l’ardoise. Le style est rassurant, les cuissons et assaisonnements au rendez-vous. En revanche, le chef n’est pas du tout à l’aise sur le sucré : ça se voit et ça se goûte… mais pas de quoi lui en tenir rigueur.

Nido, 20, bd Fifi-Turin, Marseille 10e arr. Infos au 04 91 18 00 55. Midi, 20 et 25 €. Carte 30 €.
Egalement sur Insta