Art de vivre

Un bar sur un bateau, à bord du « Noctilio »

nicolas capron noctilioC’est l’un des spots les plus pittoresques, voire les plus romanesques, pour prendre un verre, à Marseille. C’est un bar d’un genre nouveau, ouvert du jeudi au dimanche, « quand il fait beau » sourit Nicolas Capron endossant le costume de maître de maison. « C’est un bar sur la mer où l’on vient pour boire un verre ou manger quelques bons produits », poursuit Nicolas. Bières Zoumaï et de la Plaine, vins nature (Sot de l’Ange, la Partouze de Lori Haon) et les grands classiques (Spritz) viendront égayer les soirées au soleil couchant : – Ce qui m’amuse le plus, ce sont les magnums et jeroboams de rosé, gros bateaux donc grosses bouteilles » s’amuse Nicolas qui fut, dans un passé pas si lointain, directeur artistique et styliste dans la mode et la déco.
Côté food, Nicolas Capron évoque un jambon iberico du pays catalan, des charcuteries italiennes, des fruits de mer (huîtres, couteaux et coques) sélectionnés par Julien et assure « ne pas mégoter sur la qualité, il faut être honnête et franc dans l’assiette comme dans la vie ».

Sunset sublime
Pour ceux qui le souhaitent, on peut commander l’avant-veille ou la veille quelques poissons qui seront travaillés à la plancha et se régaler de croque-Monsieur confectionnés avec les pains de Pierre Ragot et une anthologique mozza fumée… « Et bien sûr, on a sélectionné les glaces Tarentina » poursuit Nicolas qui a été directeur de croisière en Indonésie durant 4 mois l’hiver dernier.
A quelques heures de l’accueil des premiers clients, l’équipage s’affaire et tout semble prêt : « Pour le son, on diffusera une majorité de vinyles, de Manitas de Plata à Nirvana et on bosse avec des enceintes Cabasse, des amplis Thorens, Marantz » égrène Nicolas Capron. Le soleil se couche entre le palais du Pharo et la tour du fort Saint-Jean, tout l’équipage du Noctilio assiste au spectacle et partage la même fascination : « Le dimanche, on sert des brunches à la carte ; nous ne cherchons pas à faire de la cuisine mais plutôt à jouer entre la générosité et le brut des belles tranches avec le raffinement des produits sélectionnés… Brut et raffiné, c’est ça la marine » sourit le capitaine.

A bord du Noctilio, tout au bout, au bout du quai du port, le dernier bateau au pied de la tour Saint-Jean (2e arr). Jeudi-vendredi 16h-23h ; samedi-dimanche de 12h à 23h. Résas pour le brunch au 06 95 51 49 88. Accès au bateau : 2 €.

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  • Normands en visite pour nos 27 ans de vie commune, nous avons choisi Marseille pour marquer le coup cette année. Visite appliquée des lieux phares de la ville, dernière soirée, dernier resto, on rentre tôt pour profiter de la matinée avant de monter dans l’avion. Projet chamboulé en tombant sur ce bateau qui nous tend ses voiles. Un accueil et un skipper-DJ au top ! Fin de soirée magique ✨ Tout y est, rien ne manque et l’occasion de vivre un tel moment est plutôt rare. L’ambiance est à l’image du gérant et de son gros toutou : chaleureuse, festive, privilégiée. Manquer ce RDV, c’est se priver de la « folie tourbillonnante » à la marseillaise.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.