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Deux nouveaux alambics font leur entrée aux Distilleries et Domaines de Provence

alambicsL’alambic datait de 1880. Il était caché dans une grange, partiellement en ruine ; du mur de pierres, filtraient des rais de lumière où dansait la poussière. La localisation de la grange était un secret bien gardé et le cadenas qui fermait une double porte brinquebalante, servait de parfait alibi et dissuadait tout opportun de pousser les portes de cette grange au trésor… Les Distilleries et Domaines de Provence, à qui on doit le fameux pastis Henri Bardouin, ont tourné la page de la vieille grange et se sont dotés de deux alambics d’une capacité de 500 et 1000 litres. « L’ancien alambic avait une capacité de 500 litres, ces nouveaux outils nous permettront de travailler plus rapidement et d’accroître les volumes de distillation » rassure Alain Robert, le p.d.-g. des Distilleries et Domaines de Provence. Si les volumes s’en trouvent accrus, les temps de distillation seront aussi réduits ; pour preuve, des 6 heures nécessaires pour distiller autrefois du marc, il suffira de 3 heures désormais. La qualité, souci premier d’Alain Robert, n’en sera pas affectée : « Autrefois, la chaudière à bois produisait de la vapeur et exigeait une grande expérience à qui la manipulait car il fallait anticiper les temps de brûle pour augmenter ou stabiliser la vapeur ». Avec ces nouveaux équipement, les régulations seront effectives dans l’instant et les températures seront maintenues jusqu’aux dernières gouttes de distillation.

Pour le reste, le process a peu changé, les nouveaux alambics seront équipés d’un col de cygne, pour l’un, et d’une colonne à plateaux, pour l’autre : les connaisseurs apprécieront. Côté prix, un alambic se négocie aux environs de 200 000 euros mais « ce sont la chaudière, le groupe froid, les installations autour qui coûtent cher » détaille Alain Robert. Un nouveau bâtiment destiné à accueillir la distillerie a été construit ; le respect des normes contre les incendies voire les risques d’explosion est aussi garanti. « Mais nous restons des artisans même si les vieilles pierres et le feu de bois ont disparu. Il suffit de venir à Forcalquier pour s’en persuader » rassure le p.d.-g. des Distilleries et Domaines de Provence. Les années et les siècles passent mais une tradition demeure : celle des petits-déjeuners partagés les matins de distillation. Un rituel qui garantit, comme s’il y avait un lien de cause à effet, que meilleure sera l’ambiance du petit-déjeuner, meilleure sera la distillation. Et ça, rien ne le changera.

Hommage à un vieux pépère qui n’a pas démérité

Parce que rares étaient ceux qui ont pu voir l’ancien mythique alambic, nous vous en proposons quelques photos pour ne pas oublier.

Photos Guillaume Boynard

 

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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