
Un petit bar dans une rue discrète à quelques encablures du Vieux-Port… Comme l’incipit d’un bon polar, l’histoire du Ô Fadoli commence derrière un comptoir. Au casting, il faut aller chercher Christian Mellon et toute son équipe portés par une envie : renouer avec la vie des bistrots de quartier, « à la marseillaise », résume le chef d’orchestre de Borderline. « Je rêvais d’un bar identitaire, pas un concept importé non, quelque chose qui serait en accord avec ma vision des choses ». En clair, une adresse ouverte le jeudi, vendredi et samedi qui proposerait de déjeuner et de passer les soirées, en musique avec des petites assiettes pour vivre un moment qui ne serait ni celui de l’apéro seul, ni celui du resto tout court, mais toujours avec une bonne playlist.
Ô Fadoli, Marseille spirit
« On a bien travaillé sur les prix car je ne me retrouve plus dans les tarifs exorbitants souvent affichés ; j’aime beaucoup l’idée popu d’une brandade de morue à 3 €, d’un os à moelle à 7 € ou d’un ceviche de muge à 9 €, égrène Christian. En fait, proposer une offre food c’est aussi inciter les gens à rester et à prolonger le moment ».
« Moi, les alouettes du bar de l’Avenir, ça me fait triper »
Elio Benedetto, cuisinier d’Ô Fadoli
La carte des cocktails a été confiée à la maison Ferroni qui proposera une carte de recettes signature et côté food, c’est à Elio Benedetto, 23 ans, qu’échoit la mission de régaler tout ce petit monde. « On est allé chercher l’inspiration auprès des bouillons franciliens pour composer une carte française mais clairement provençalo-marseillaise », confie Elio qui a travaillé 3 ans auprès de Julien Diaz, dont il fut le second, au restaurant Saisons. A midi, on proposera des alouettes le jeudi, un aïoli le vendredi, et je réfléchis encore pour le samedi ». Avec une cuisine contigüe au comptoir, Elio Benedetto, qui a fait ses classes au lycée hôtelier de Bonneveine, promet de travailler le produit brut, jusqu’à l’assiette, de jolis contenants en tôle émaillée.

« On fera ce qu’on sait faire et en hiver, au lieu d’hiberner chez soi, on pourra se retrouver ici, dit Christian Mellon qui présente ses deux salles, dont une voûtée, pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes en mode rang d’oignon. On a beaucoup fait de soirées itinérantes et là, c’est un nouveau pari qu’on se lance en proposant de venir seul, à deux ou à 10 mais toujours dans une ambiance cool à la marseillaise ». En résumé, comme au bar de quartier, le son et les poireaux vinaigrette (7€) en plus.
Ô Fadoli, 8, rue Neuve Sainte-Catherine, Marseille 7e arr. Inauguration pour les voisins le mardi 10 octobre et grand opening le jeudi 12 ocotbre.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
Ajoute un commentaire