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Le Parpaing qui flotte rachète le Bistro du cours et le Tire-bouchon

Parpaing qui flotte

Le Bistrot du cours et le Tire-bouchon, deux enseignes phare du cours Julien, viennent d’être vendus. Le restaurant et la cave à vin appartenant à Laurent Biaggi et Frédéric Charlet sont désormais la propriété de l’équipe du Parpaing qui Flotte. L’équipe du « Parpaing », ce sont quatre associés, Jean-Régis Acher, Farah, Jérémy Magnan et Samy el Richani. Ces quatre amis et associés sont aussi à la tête d’un autre restaurant le Bambino, ex-Taraillette, boulevard Eugène-Pierre, restaurant italien/pizzéria, à la réputation désormais bien établie.

« Nous avons acquis la Taraillette pour la transformer en Bambino en mars 2019, raconte Farah, associée de la première heure aux côtés de Jean-Régis Acher au Parpaing qui Flotte. La signature pour les deux restaurants du cours Julien a eu lieu en janvier dernier ». Du 5e au 6e arrondissement voisin, il n’y a qu’un pas que l’équipe a vite franchi : – On a toujours vécu dans ce quartier, c’est un quartier familial au sein duquel notre fonctionnement familial peut s’épanouir, poursuit Jean-Régis. Bien sûr, nous avons eu des opportunités foncières mais je suis convaincu que la valeur de demain se trouvera dans le quartier ».

Quatre associés, cinq restaurants
Les rôles sont bien répartis, à Farah la décoration, la communication et le recrutement. Jérémy Magnan, c’est le chef, celui qui conduit toutes les cuisines de tous les établissements. Quant à Samy el Richani, il gère toute la carte des spiritueux. Jean-Régis Acher, lui, est à la manoeuvre sur tous les fronts. Pas une décision n’est prise sans que les associés ne se soient consultés, de la couleur d’un mur à la redéfinition d’une carte, les décisions prises sont collégiales. « Proposer à des membres du personnel de s’associer, ça permet de consolider l’équipe. Chacun maîtrise son domaine de compétences mais personne ne joue en électron libre », théorise Jean-Régis Acher.

Et de cinq ! L'équipe Parpaing qui flotte vient de racheter les deux restaurants qui appartenaient à Fred Charlet et Laurent Biaggi au cours Julien. Histoire d'un succès

« Il y a eu un effet 2013 avec l’essor du tourisme et l’arrivée de tables proposant une offre de qualité, dans un esprit mode à des tarifs médians »

Jean-Régis Acher
Tout en face du Parpaing qui flotte, il y avait une boucherie qui a été rachetée également par l’équipe. Elle sera bientôt transformée en restaurant pop-up qui accueillera des chefs de passage. Au Camas-Sutra, les chefs viendront de tous les horizons, de France et de l’étranger et ce sera ouvert toute l’année !
 Camas-Sutra, 2, rue Goudard, 5e arr.
Côté cours Julien, le Tire-Bouchon deviendra le Verre à Cruz, un bar à cocktails proposant des grignotages d’inspiration levantine et méditerranéenne. Quant au Bistrot du cours, ce sera un restaurant italien baptisé Gigi, « un petit cousin du Bambino, sans les pizzas mais avec une offre étoffée en pâtes fraîches », énonce Farah. Quant à l’effectif, il est difficile à cerner puisqu’à l’exception du Parpaing et du Bambino qui proposent des menus à emporter, tous les établissements sont fermés « à terme, nous devrions être une cinquantaine », se risque Jean-Régis.

Il y aura un « après Covid » qui ne laissera aucune place aux tables « moyennes. Je pense qu’à l’avenir, les gens sortiront moins mais mieux, analyse Jean-Régis Acher. Le restaurant de tradition très bon s’en sortira car une population nouvelle s’empare de la ville et les Marseillais veulent retrouver ici les plaisirs qu’ils ont découverts en voyage ».
En cuisine, le choix se porte sur la qualité mais ne passe pas forcément par le tout-bio : – Le bio et l’environnement sont une préoccupation permanente. Pour le vin par exemple, nous proposons une carte de vins bio ou nature à 100% pour répondre à une demande très nette des clients » assure Farah. Outre une offre végétarienne, les cartes essaient de toujours satisfaire le plus grand nombre. Une volonté qui explique le succès de cette équipe qui fédère autour d’elle une communauté toujours plus grande : – Nous visons les gens normaux, s’amuse Jean-Régis. Nous imaginons des endroits jolis où l’on mange et boit bien ». C’est finalement simple le succès !

Le Parpaing qui flotte, 3, rue Goudard, Marseille 5e arr. ; infos au 04 13 20 34 76
Le Bambino, 59, bd Eugène-Pierre, Marseille 5e arr. ; infos au 04 86 77 61 07.
• A venir : le Verre à cruz, 11, cours Julien, Marseille 6e arr. – Gigi, 13, cours Julien, Marseille 6e arr.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.