Art de vivre

300 000 € pour aller au restaurant avec le Pass Tables de Provence tourisme

300 000 euros et 6 000 Pass Tables pour les restaurants des Bouches-du-Rhône. Ce jeudi 1er octobre, Danielle Milon, maire de Cassis, vice-présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, et vice-présidente au conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a décidé de frapper fort et de mettre le paquet pour soutenir la filière restauration du département, laquelle pèse pour quelque 45 000 emplois. « Les dispositions prises par le gouvernement sont inédites et les mesures particulièrement lourdes pour les agglomérations d’Aix et Marseille, a reconnu l’édile. On espère que l’interdiction d’ouverture pour les bars et restaurants dans les villes d’Aix et Marseille n’excédera pas les deux semaines et que les limitations d’ouverture (fermeture de 22h à 6h, NDLR) dans 15 autres communes du département prendront fin ».

Pass Tables

Sans revenir sur les mesures d’aides apportées par le gouvernement aux métiers de la restauration, Danielle Millon, accompagnée en la circonstance par Frédéric Jeanjean, représentant l’Umih, et Isabelle Brémond, au nom de Provence Tourisme, a présenté la campagne « Soutiens ton resto ». Le principe est simple : il suffit de rejoindre le site de Provence tourisme, myprovence.fr, et de jouer en répondant à une question super facile sur les thèmes de la gastronomie. A gagner, un Pass Tables d’une valeur de 50 € par personne, pour aller se régaler dans un restaurant des Bouches-du-Rhône. 6 000 Pass Tables sont mis en jeu pour un montant total de 300 000 €.

Le coup de gueule de Milon
Danielle Milon a ensuite estimé que le préfet, Christophe Mirmand, « sait nous écouter et sait aussi discuter avec les ministres ». La maire de Cassis, en charge des questions de tourisme pour le département des Bouches-du-Rhône, a fait part de son optimisme, évoquant l’idée que soit donnée aux maires la possibilité de décider de l’ouverture des restaurants et cafés sous leur juridiction. « Mais il doit être bien clair, et je serai intransigeante avec les établissements de ma ville, qu’il faudra respecter les règles, toutes les règles sanitaires. Je suis très claire envers ceux qui déraperaient, les sanctions iront jusqu’à la fermeture administrative. Il faut laisser ceux qui veulent travailler travailler et ça, c’est vrai pour tous les établissements de notre département » . Les grands rebelles à deux balles sont prévenus.

Le représentant de l’Umih, syndicat majoritaire dans la profession, Frédéric Jeanjean, a estimé que la décision du tribunal administratif de rejeter le recours visant à la fermeture des restaurants pendant 15 jours, « n’était pas justifiée ». Il s’est félicité du geste de soutien que les élus locaux avaient manifesté envers les restaurateurs : – Ça va bien au-delà du tiroir-caisse, on sent ce regroupement autour de nous, ça nous va droit au coeur. Merci au monde économique, politique et à la société » a lancé le représentant syndical.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.