C’est un discret petit cadre affichant un diplôme, un « award » de la cuisine thaï affiché sur la devanture qui attire l’oeil de prime abord. C’est ensuite le besoin de chaleur et d’évasion qui invite à pousser la porte de ce restaurant qui a pignon sur rue depuis 1996. A l’heure du déjeuner, les habitués ont tiré la chaise, se partageant les couverts avec les visiteurs d’un jour peut-être attirés par la formule déjeuner à 13,80 €. L’ambiance est joyeuse, trop parfois, certains clients s’imaginant seuls… Ce qui laisse deviner le calvaire de leurs voisins d’immeuble.
La carte propose les grands classiques du genre : potage de champignons au citron vert-lait de coco, salade fraîcheur mangue-crevettes, porc au caramel ou poulet aux noix de cajou et riz blanc parfumé. Elle suscite un peu la curiosité à coups de crêpes thaïes, salade Ko Tao, canard laqué parfum d’anis ou le riz à la noix de coco.
Alors cet award décerné en août 2013 est-il vraiment justifié ? Les crêpes thaïes surprennent d’abord par leur taille et leur couleur d’un beau vert prairie qui bégaie avec les feuilles de laitues roulées à l’intérieur. Ces dernières emmitouflent, dans une pâte spongieuse, quelques crevettes et lanières de poulet assaisonnées au coco ; c’est servi juste tiède, surprenant et finalement très sympathique. Suit un boeuf en lanières sauce praneng, sorte de sauce pimentée au lait de coco accompagné d’un riz gluant (plutôt collant compact) nature tout chaud et réconfortant. Attention, sauce à réserver aux initiés. L’ensemble est digeste, de bonne facture à la façon d’une cuisine comme-à-la-maison. Les perles de coco, joyeuse réhabilitation du tapioca, apporteront la note sucrée, signe que l’heure du départ est imminente.
Alors faut-il aller au Pavillon thaï ? Pourquoi pas si le coeur vous en dit. Mais assurez-vous au préalable que le chauffage a été réparé car manger dans le froid…
Pavillon thaï, 28, rue des 3 frères Barthélémy, Marseille 6e ; infos au 04 96 12 46 19. Déjeuner : 13,50 € ; formules 59 € (pour 2 pers.), 73 € (pour 2 pers.) ; carte : 30 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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