Bouches-du-Rhône

Prix Agricole des Produits de Provence.- La Métropole AMP vient d’organiser la première édition du prix agricole des produits de Provence afin de valoriser l’excellence et la diversité de son agriculture et de ses productions. Vins, huiles d’olive, miels, bières et calissons : au total, onze catégories de produits ont été soumises à l’appréciation du jury composé de chefs, d’élus du Projet alimentaire territorial, de référents du réseau « Nos cantines durables », d’agents métropolitains (y compris de son directeur général des services), du président de la chambre d’agriculture Monsieur Levêque et du Grand Pastis. Etait aussi présent Christian Burle, 15e vice-président de la Métropole délégué à l’Agriculture, la Viticulture et ruralité, à l’Alimentation et Circuits courts et maire de Peynier. Chaque table a dégusté 3 produits différents, soit entre 15 et 20 échantillons au total. Un expert produit a accompagné la dégustation de chaque table sans jamais intervenir dans les notations et commentaires du jury. Les lauréats ont reçu leur prix mardi 28 mai.
Vin rouge AOP :  cuvée MIP collection AOP Côtes de Provence, Made in Provence, Puyloubier
Vin rosé AOP : Rose Bon Bon AOP Côtes de Provence, domaine des Diables, Puyloubier
Vin rosé IGP : Terre de passion IGP Méditerranée, vignobles du Roy René, Lambesc
Vin blanc IGP : cuvée tradition IGP Méditerranée, domaine Richeaume, Puyloubier
Huile d’olive AOP fruité vert vierge extra : AOP Provence château Montaurone, Saint-Cannat
Huile AOP d’olive maturée fruité noir : AOP Provence château Calissanne, Lançon-Provence
Miel de Garrigue IGP Provence :  les Ruches du Roy à Simiane-Collongue
Bière blonde :  Pacific Ale, brasserie artisanale de Provence à Rousset
Bière ambrée :  Thymbrée, brasserie Epicentre à Pertuis
Bière blanche : Gaby brasserie Zoumaï, Marseille
Calissons d’Aix :  calissons aux amandes de Provence, confiserie du Roy René, Aix-en-Pce.

Bollène

Le bronze pour Révélations. Installée dans le petit village de Bollène, l’épicerie Révélations gérée par le torréfacteur Nicolas Avon, a remporté la médaille de bronze au concours des Quintessences 2024 ! Cette distinction sera officialisée lors du salon Gourmet international qui se tiendra en septembre à Paris. « Chez Révélations, nous avons créé un lieu unique mêlant épicerie fine, bar à vin et salon de thé avec une offre de petite restauration atypique, où nos produits locaux et régionaux sont à l’honneur. Nous avons à cœur de cultiver une atmosphère chaleureuse et accueillante, propice aux échanges et aux liens sociaux », se réjouit Nicolas.
6, place Henri-Reynaud de la Gardette, 84500 Bollène ; infos au 04 90 61 86 53.

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La Barasse

Les halles de producteurs de la Barasse fêtent leurs 5 ans. Rendez-vous jeudi 13 juin pour retrouver une trentaine de paysans-producteurs. De 17h à 19 heures, goûter offert : jus de fruit frais ou sirop, biscuits colorés d’Emacréa, et des fruits. Grande tombola gratuite, avec des produits du marché à gagner et ambiance musicale. Les halles de la Barasse, ont accueilli près de 40  000 visiteurs en 5 ans (en intégrant la fréquentation du début de saison 2024 de mars à juin). + 20% de fréquentation en 2023 par rapport à 2022. Et un très bon début de saison 2024. Le marché des 5 ans sera le 165e marché organisé depuis l’ouverture en 2020 avec près de 200 tonnes de produits vendus depuis 2020 (dont 70 tonnes en 2023). Plus de 750 000 € de chiffre d’affaire ont été générés depuis 2020 (270 000 € pour 2023). 58 paysans ou artisans ont participé à au moins 1 marché depuis 2020. En 2024 : 27 producteurs ou artisans se relaieront sur la saison. Les producteurs exercent dans un rayon de 45 km autour de Marseille depuis 2020.

Restaurants en Provence

Pierre Reboul à La Pioline, la cuisine tonique d’un chef heureux

château de la Pioline

Pierre Reboul a quitté la Drôme pour Aix-en-Provence en 2007 faisant le plus grand bonheur des Aixois, ces derniers héritant d’une belle pointure qui, après la Petite rue Saint-Jean, en centre-ville, a déménagé pour les vastes espaces du château de la Pioline, en 2016. Les années passent et le style Reboul perdure, un petit grain, sinon de folie, du moins de fantaisie, venant ponctuer la créativité de ce cuisinier toujours en mouvement, faisant la moue lorsqu’on lui parle de cuisine moléculaire : – Je ne fais pas de la cuisine moléculaire puisque la cuisine est moléculaire ! », rectifie toujours cet homme jovial. Parce qu’il a la générosité à fleur de peau, Reboul est un homme de partage et attendrissant ; sa cuisine, aussi précise que pointilleuse, en est la brillante démonstration.

Les premiers beaux jours sont là et la terrasse extérieure a été dressée. Les tilleuls protègent encore leurs feuilles dans de délicats bourgeons mais la cuisine reboulienne, elle explose. Coussin à l’oursin et à la réglisse, chichis aux pieds de porc-essence de langoustines et wasabi, sphère de carottes des sables-œufs de brochet fumés donnent le « la » d’un repas aussi méticuleux qu’exactit dans ses goûts et assaisonnements.
Le repas s’articule entre moments puissants (Flamby de foie gras piment d’Espelette-caramel et fleur de sel ; filet de pigeon-ketchup de poivron vert wasabi croustillant et purée de pommes de terre au raifort-salade de roquette et sucrine en gelée-cuisses confites et oignons lactofermentés) qui prouvent la fougue du chef. D’autres plats, plus calmes, impriment du rythme au repas, à l’instar de cet exceptionnel omble chevalier rôti-feuilles d’ail des ours en tempura en salade et dans le jus végétal.

Fraises-harissa
Un tourbillon de nuances colorées et de saveurs surprend d’abord, séduit ensuite. Reboul travaille les premières aperges avec des cacahuètes torréfiées et du stilton comme un condiment ; il pare l’assiette de sauce miso infusée au café et à l’anis étoilé. Le sorbet cornichon est une merveille de pureté. Le très joli dessert nous ramène sur la terre ferme, les fraises garriguettes et brousses du Rove s’habillant de harissa, l’ensemble évoluant dans une myriade de mignardises parmi lesquelles, la dernière création maison : des bonbons comme des olives à l’huile d’olive.
Alors faut-il aller manger chez Pierre Reboul ? Oui pour l’exercice technique et les saveurs maîtrisées d’un chef au top de sa carrière. Oui si on aime les provenances locales et les origines certifiées : farines du moulin de Bachasson à Bouc-Bel-Air, sel camarguais,  asperges de Mallemort, huile de château Virant. Oui pour le cadre qu’offrent ce château XVIIe et XVIIIe et son jardin hors du temps, pourtant à quelques mètres de la zone d’activités et oui, enfin pour l’humanité de ce Reboul qui a bien fait de quitter la Drôme pour la Provence.

Pierre Reboul-château de la Pioline, 260, rue Guillaume du Vair, 13290 Aix-en-Provence ; infos au 04 42 52 27 27. Menus 59, 89 et 159 €.

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