Art de vivre

Refugee food festival : les chefs réfugiés savent aussi nous faire rêver

Marseille remet le couvert. Un an après, jour pour jour, la cité phocéenne rejoint Cape Town, San Francisco, Bologne et Amsterdam pour le Refugee food festival. Le Refugee food festival est né à Paris il y a deux ans afin de mettre en valeur le talent culinaire des réfugiés et de faciliter leur intégration. Il s’est développé dès 2017 dans onze grandes villes européennes sur un constat : grâce à son pouvoir universel, la cuisine contribue à faire évoluer le regard sur les réfugiés et mobilise les citoyens autour de la table qui devient lieu d’échanges. « Le Refugee food festival a aussi vocation à accompagner l’insertion socioprofessionnelle des cuisiniers réfugiés participants : il a permis à de nombreux chefs de s’insérer dans le milieu de la restauration » se réjouissent par ailleurs les organisateurs.

refugee food festival

“Le festival nous a fait réaliser que l’on pouvait se reconstruire ici en France, et reconstruire tout ce que nous avons perdu. Je sais que ce projet peut aider des centaines de réfugiés en Europe à retrouver espoir,” racontent Nabil et Sousana, cuisiniers réfugiés qui ont participé à l’édition 2017 à Paris. Cette troisième édition sera pilotée par l’association Food Sweet Food et le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, du 12 au 30 juin 2018. Nouveauté cette année : le phénomène gagne en ampleur puisqu’outre les métropoles européennes, l’Afrique du Sud et l’Amérique du Nord rejoignent le mouvement avec Cape Town, New York et San Francisco, soit 14 grandes villes du monde.

Plus de 100 restaurants s’apprêtent à accueillir dans leurs cuisines des chefs réfugiés originaires d’Afghanistan, de Somalie, du Soudan, d’Irak, de Syrie, du Rwanda, d’Ukraine et d’autres pays pour
créer des menus à quatre mains, le temps du festival et pour célébrer la Journée mondiale du réfugié. Du restaurant étoilé à la cantine de quartier, de nombreux établissements soutiennent l’initiative tout à la fois solidaire, politique et culturelle. « Le Refugee food festival mobilise des citoyens bénévoles, des autorités locales, des ONG, des restaurants, des réfugiés et le HCR pour travailler ensemble à changer le regard sur les réfugiés, faciliter leur intégration au sein des sociétés qui les accueillent et créer une expérience partagée autour du festival », insiste Céline Schmitt, porte-parole du HCR. Une belle occasion de découvrir d’autres cuisines et de prouver que déjeuner et dîner riment avec humanité.

refugee food festivalUn repas pour soutenir une cause

Du mardi 12 juin au mercredi 13 juin (déjeuner) + mercredi 13 (dîner), cuisine nigériane avec Anthony Atoba à La Piscine (quai de la mairie, 2e arr.) Réservations au 04 91 89 53 54
Du mardi 12 juin au dimanche 17 juin (déjeuner), cuisine vénézuélienne avec Veronica Garcia Rodriguez au café Borély chez Ariel Lorin, réservations au 04 91 22 46 87
Du mercredi 13 au samedi 16 juin (dîner), cuisine éthiopienne avec Belan Tadese Bekele Chez Soji (bd Philippon), réservations au 04 91 08 25 37
Du vendredi 15 juin au samedi 16 juin (dîner), cuisine soudanaise avec Tibn Ali Hussein aux Grandes Tables de la Friche ; réservations au 04 95 04 95 85
Dimanche 17 juin (midi), cuisine irakienne avec Duraid Hazim à La Mercerie (cours Saint-Louis), réservations au 04 91 06 18 44
Mardi 19 juin (vernissage), pâtisserie syrienne avec Joseph Zahrelban x Oh Faon! pendant le vernissage de l’exposition AiWeiWei Fan-Tan au Mucem
Dimanche 24 juin, participation du Refugee Food Festival aux Dimanches de la Canebière.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.