Magazine

Le Refugee food festival passe par Marseille : l’espoir renaît en cuisine

Refugee food festivalDu Vieux-Port au cours Julien, du parc Borély à la friche Belle-de-Mai en passant par les Docks, pas moins de cinq restaurants ouvrent leurs cuisines, du 17 au 23 juin prochain, à 6 réfugiés dans le cadre de la journée mondiale du réfugié. « Le Refugee food festival est né l’an dernier à Paris et a été renouvelé à Strasbourg durant le marché de Noël », explique Kevin Yau, représentant à Marseille de l’événement aux côtés de Jérôme Raffaelli. Le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies s’est associé à l’initiative dès la première heure souhaitant promouvoir le festival partout en Europe : « En 2017, treize villes parmi lesquelles Amsterdam, Madrid, Milan, Athènes ou Bruxelles proposeront un Refugee food festival ; la France n’est pas en reste avec Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux et Lille qui ont accepté de jouer le jeu » poursuivent Kevin Yau et Jérôme Raffaelli.

« C’est une initiative et un mouvement européen. Ce sont des valeurs que l’Ambassade de Bretagne porte, je suis lauréat de la charte de la diversité donc faire comprendre qu’un réfugié qui fuit pour sauver sa vie on se doit de l’aider ».
Emmanuel Laurand, propriétaire de l’Ambassade de Bretagne
Concrètement, 5 restaurants marseillais accueilleront 7 jours durant une Erythréenne, trois Soudanais, un Afghan et deux Syriennes qui donneront à goûter les spécialités de leur pays d’origine soit se lanceront dans un exercice de cuisine fusion, mêlant leur tradition culinaire avec les classiques de la cuisine française : « Ces hommes et femmes ont un statut de réfugiés, poursuit Kevin Yau. Ce sont des professionnels qui exerçaient déjà dans leur pays d’origine et qui veulent continuer à cuisiner en France ». Se félicitant de l’accueil chaleureux que leur ont réservé les restaurants partenaires, Kevin Yau et Jérôme Rafaelli insistent aussi sur la force du tissu associatif local qui leur a permis de trouver des « restaurants hôtes » dans tous les secteurs de la ville afin de toucher tous les publics. « Ces menus à quatre mains ont pour objectif de changer le regard sur les réfugiés, valoriser leurs talents pour faciliter leur intégration professionnelle au travers de la cuisine et faire découvrir des saveurs venues d’ailleurs » sourit Kevin Yau. Quand l’espoir passe aussi par un sourire.

C’est où, c’est quand, c’est qui ?

  • Du samedi 17 au mardi 19 juin déjeuner et dîner le 20 juin seulement, cuisine afghane par Khanjee Tarakhil aux Grandes Tables de la Friche (sans réservation)
  • Du samedi 17 au mardi 20 juin, goûter et dîner avec la cuisine soudanaise de Mohamed Saleh Elnour et Mohamed Adam à l’Ambassade de Bretagne (aux Docks village, réservations obligatoires au 04 91 45 97 09)
  • Dimanche 18 juin brunch aux couleurs syriennes avec Samia Hussein à la Salle à Manger by Boogy Kitchen (sur le cours Julien, 06 14 46 72 72)
  • Lundi 19 juin de 17h à 20h, pâtisserie syrienne signée Ahlam Sahdo Abdul Masih au marché paysan des Grandes Tables de la Friche Belle-de-Mai (sans réservation)
  • Du mardi 20 au jeudi 22 juin, déjeuner aux couleurs de la cuisine soudanaise avec Tibn Ali Hussein à la Piscine (quai de la Mairie, 04 91 89 53 54)
  • Du mardi 20 au vendredi 23 juin déjeuner à la découverte de la cuisine érythréenne par Belan Tadese Bekele au Café Borély (chez Ariel Lorin, 04 91 22 46 87)

Photos Valentin Bourdarie

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.