
Soixante-cinq hectares de greens, de pinède, de practice… le golf de la Salette est né en 1989 d’un agrégat de terrains pour la plupart riches d’essences multiples, de type cèdre ou arbousier d’Afrique. S’il ne reste plus rien du château Vaudran, érigé en 1880 et détruit en 1976, il demeure encore un magnifique corps de ferme qui abrite le restaurant de la Bastide de la Salette. Les salles se déclinent en bleu turquoise, noir et blanc dans un style assez consensuel. Quelque 70 couverts sont dressés pour ce déjeuner du vendredi mais on devine que la capacité du golf club est bien plus importante. En cuisine, le chef Stéphan Piacenti conduit une brigade de trois personnes, dont sa sœur Sandrine. Tout ce petit monde fait vivre une carte réduite de 3 entrées et autant de plats et desserts.

Asperges vertes en vinaigrette de balsamique-saint-marcelin et speck, soupe de poissons maison, filet de turbot sauce vierge-purée de patate douce et carotte fane rôtie, côte de bœuf grillée-pomme Hasselback creamcheese et légumes… Des intitulés aussi rassurants qu’élégants. Et un repas convivial à la clef avec une brouillade d’œufs bio à la truffe tuber aestivum et un suprême de volaille fermière-sauce roquefort écrasée de pommes de terre. Théo et Romain au service sont souriants, tous les clients sont des habitués. Le nouveau venu ce jour-là fait l’objet de tous les soins.

A l’heure du dessert, un sablé breton ganache chocolat noir et mousse Nutella, dont on devine qu’il a fait l’objet de tous les soins de Sandrine, accompagne un expresso, à moins que ce ne soit l’inverse. En discutant avec le personnel, on apprend que le club est ouvert à tous et pas aux seuls golfeurs. On apprend aussi que la carte change tous les mois en tenant compte des découvertes du marché et que l’équipe organise des soirées à thème dans le style fête des voisins ou de la musique.
Alors est-il malin de réserver au restaurant de la Bastide de la Salette ? Oui évidemment car il y règne une atmosphère très particulière, propre aux clubs. Ici, les esprits sportif, amical et familial se mêlent dans un style très marseillais. On aime la carte qui invite à s’attabler à partir de 30 € par personne et ce cadre unique « loin de tout et pourtant si près ». On y réserve parce qu’on mange convenablement et parce que le service y est d’une rare amabilité. Comme toujours en pareil cas, il faudra épouser les « codes club » et ça aussi, c’est tout le charme de l’adresse.
Restaurant Bastide de la Salette, Golf club la Salette, 65, impasse des Vaudrans, Marseille 11e arr. ; infos au 04 91 27 29 92. Carte 30-50 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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