Abonne-toi à la newsletter

Marseille

► A lire.- « Qui aurait pu croire qu’un talus puisse être aussi appétissant ? » Cet ouvrage pose une question et la tient jusqu’à sa dernière page : plutôt qu’un guide de cueillette classique tourné vers la forêt ou la campagne lointaine, « Zones à cueillir » reste délibérément urbain. Il apprend à repérer et récolter des plantes sauvages comestibles à deux pas de chez soi (bas d’immeuble, jardin, pelouse municipale, trottoirs) puis à les cuisiner : salades fleuries, cocktails aux plantes, plats du quotidien revisités avec la cueillette du jour. Deux tiers de l’ouvrage sont consacrés à la reconnaissance des plantes, le tiers restant aux recettes. A la manœuvre, il faut aller chercher Caroline Decque qui découvre les bienfaits de la nature en entretenant un potager autonome lors d’un service civique. En 2015, elle fonde l’association marseillaise Bigoud’ et aménage une parcelle maraîchère dans le parc d’un Ehpad de la ville. Co-auteur, Camille Gasnier, titulaire d’un CAP cuisine, découvre l’autosuffisance et les plantes sauvages comestibles et médicinales auprès du Mouvement d’Action Paysanne (MAP), en Belgique. Au sein de Bigoud’, les deux femmes cueillent et livrent à vélo plus d’une centaine de plantes par an aux chefs et commerces de bouche marseillais.
• « Zones à cueillir », Caroline Decque et Camille Gasnier, Ulmer Ed., 192 pages, 18 €

Suis-nous sur les réseaux

Marseille Quartier La Joliette-Euroméditerranée Restaurants en Provence

Ivresse s’installe au Frac Sud : une cantine fraîche et bien pensée

Ivresse investit le Frac Sud avec une cuisine fraîche et végétale, des assiettes bien ficelées et un bon rapport Q/P

Voilà quelques mois, Nikolaj Tur et Max Tuckwell, donnaient le jour à une petite adresse de quartier joliment baptisée Ivresse. Très vite, les deux associés se sont attirés les sympathies des amateurs de vin nature et ils ont, chacun, tenté de saupoudrer de leurs passions et intérêts communs leur petit repaire de la rue Léon-Bourgeois. La photo pour Nikolaj, la cuisine pour Max qui se revendique autodidacte non sans avoir exercé auparavant dans la production audiovisuelle. Frac Sud

Le printemps 2026 marquera une étape avec la « reprise » par Ivresse du café-restaurant du Frac Sud, cité de l’art contemporain. Derrière le comptoir, c’est Giada Scarton qui donne le ton à coups de recettes à prédominance végétale, une ardoise régulièrement repensée dans le droit fil des attentes de la clientèle des bureaux voisins et des visiteurs du Frac. Un oignon confit-dashi de bonite, un risotto de blettes-pesto de fanes et carottes rôties, une pana cotta aux herbes-kiwi et amandes torréfiées… l’appétit vient en lisant.

Le déjeuner s’orchestrera autour d’une salade de pommes de terre-côtes de blettes jaune-rose-rouge œuf parfait et tonata aux accents appuyés de câpres vinaigrés. Frais et ravissant. Suit un tataki de bœuf-salade de légumes croquants et cacahuètes. La viande a été saisie recto-verso comme un rosbeef, crue à cœur, assaisonnée au soja-vinaigre de cidre-sucre et eau. C’est abondant, léger, équilibré et frais. La note sucrée sera portée par un pain perdu, juste sucré, nappé de dulce de lait et chantilly. Gourmand et raisonnable, ce n’est pas un oxymore, c’est une réalité.

Alors faut-il déjeuner à la cantine du Frac ? Assurément oui car la carte est d’une belle honnêteté et le rapport qualité-prix aussi. On aime la légèreté des recettes, l’équilibre et la bonne mesure qui prévaut dans chaque assiette. L’ambiance est légère, le service souriant et plutôt rapide ; vous repartirez contents.

Café-restaurant du Frac Sud, 20, bd de Dunkerque, Marseille 2e arr. Déjeuner 22 et 26 €. Ouvert 7/7 j (dim. 14h-18h).
Egalement sur Insta

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.