Romy a vu le jour au printemps dernier et a connu, en moins d’un semestre, une étonnante notoriété lui permettant de rivaliser avec les enseignes bien en place depuis plusieurs années. Tous les jours au déjeuner, la terrasse, dressée sommairement sur le trottoir de la rue de Lodi, affiche complet. Une foule de jeunes femmes en majorité, et quelques-uns de leurs copains, répondent à l’appel d’une ardoise concise et visant juste. Les propositions régulièrement remises à jour en fonction des inspirations de la cuisine, affichent des intentions sudistes et régionales : panisses mayo au yuzu, toasts mozza-tomates anciennes et jambon de Parme, tenders poulet paprika-citron affûtent les appétits.
En salle, Romane et en cuisine, Mathieu. Les deux amis ont longtemps rêvé de ce lieu à leur image, irrigué par des vins locaux et bio, une huile d’olive régionale et des légumes de saison en provenance directe des marchés voisins. Au déjeuner, un tartare de thon coriandre et ananas accompagné de frites fraîches maison. Toutes les recettes sont servies dans des assiettes chinées en brocante et la profusion de couleurs, tant dans les décors que les compositions, confère un esprit primesautier aux tables de très bon goût. Le poisson est frais, bien assaisonné sur des notes de citron dominantes, quelques oignons à la façon de pickles, des cébettes et des pluches de coriandre. L’ananas apporte une note sucrée et exotique très plaisante. Le gâteau mi-cuit au chocolat est magnifique, mou à coeur mais sucré au point d’en altérer l’ardence du cacao. Le dessert reste, en l’état, un modèle du genre qu’il convient de goûter au détriment du crumble de nectarines, de la salade de fruits ou de la mousse chocolat.

Alors faut-il y aller ? Oui car le rapport qualité-prix est excellent, le service très appliqué et pétri de bonnes intentions. Oui pour les propositions renouvelées chaque jour et la fraîcheur des assiettes. Oui pour le cadre gentil à l’intérieur et la terrasse, atout majeur aux beaux jours. Une adresse miniature qui transforme le quotidien et redonne de l’énergie pour tout l’après-midi.
Romy, 9, rue de Lodi, Marseille 6e arr. Infos au 04 86 77 15 76. Déjeuner, 21 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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