Art de vivre

« Roulez boulettes », Karine April Morisse fédère tous ses amis dans un livre de recettes

Son « idée folle » lui trottait en tête depuis longtemps. Elle voulait un livre qui offrît « une approche originale, ouverte et faire partager sa passion pour la boulette ». Karine Aprile-Morisse vient de sortir Roulez boulettes, un livre consacré aux recettes de boulettes, à ses amis et tous ses trucs et conseils culinaires. « On a trop longtemps méprisé la boulette qui fait l’objet d’une certaine condescendance dans le milieu de la cuisine mais c’est injuste, prévient l’auteur par ailleurs fondatrice et directrice d’une agence de communication et graphisme à Marseille. La boulette jouit d’un gros capital sympathie, elle est fédératrice et appartient au patrimoine gastronomique à part entière ». La boulette réhabilitée doit tout son revival à Karine April-Morisse, la preuve en images et 128 pages.

Le Grand Pastis : Est-ce votre premier ouvrage ?
Karine April-Morisse : C’est le deuxième ! J’avais écrit Recettes et cueillettes autour de Marseille en 2013 ; cet ouvrage avait reçu un accueil chaleureux et je les avais tous écoulés. L’idée directrice consistait à donner des recettes à base de produits ramassés dans nos promenades dans Marseille et aux alentours.

Comment vous est venue l’idée de ce deuxième opus ?
Elle m’est venue lorsque j’ai vendu mon food-truck, le Kabanon à Boulettes. Pendant les 5 années où je m’en suis occupée, j’ai fait des découvertes incroyables avec des gens hors du commun. Au fil de mes rencontres, tous me disaient qu’ils avaient des recettes de familles, des recettes de boulettes qu’ils avaient inventées et j’ai décidé de compiler tout ça dans un ouvrage lors de la vente de mon food-truck en juin 2019. Ce livre est un point final, il vient clore un chapitre de ma vie et conclure en beauté une aventure qui m’a ouverte au monde des cuisiniers et cuisinières.

Roulez boulettes ce sont
128 pages
46 recettes
9 mois de travail
583 grammes
et 25 € son prix de vente
La boulette, c’est quoi ?
C’est l’idée du partage, elle fédère des gens sur le thème de la convivialité. Il y a des boulettes sur tous les continents, dans toutes les religions, elle est universelle et colle à l’air du temps. On la mange avec les doigts, c’est l’incarnation même du concept de nomad food.

Comment avez-vous choisi ceux qui ont donné leur recette à ce livre ?
Ce sont des copains avant tout, des gens avec qui je me suis bien entendue mais il n’y a pas que des chefs. Il y a aussi des membres de ma famille, des amis comme Mitri ou Marie-Laure. Avec cette dernière, notre amitié est née chez un couple d’amis communs lorsqu’on a commencé à échanger nos recettes de boulettes…

Qu’avez-vous appris lors de son écriture ?
J’ai surtout fait une découverte en la personne de Dominique Frérard. J’en avais une image de patriarche, de maître un peu inaccessible, j’étais dans une retenue très respectueuse. Lorsque je suis allée le voir, il m’a bluffée pas sa générosité, sa spontanéité, il m’a ouvert sa cuisine, m’a confié plein de secrets et j’ai été touchée par sa chaleur innée.

« Roulez boulettes », tarif : 25 €. Infos points de vente www.roulezboulettes.fr et 06 31 21 91 90.

Ecouter le podcast de France Culture sur les boulettes

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Région

BIO. Afin de mieux connaître la consommation des Français par régions, Kantar Worldpanel a réalisé plusieurs études permettant de mettre en lumière les disparités régionales. Ces études démontrent que le Sud-Est est la région du bio avec une consommation de produits bio 18% supérieure au total France. L’étude assure que les magasins bio et primeurs sont fréquentés 75% de plus que dans les autres régions de France. Les habitudes de courses diffèrent elles aussi car le Sud-Est est une région où le poids des seniors est important (30% de plus que la moyenne nationale) ; cela influe sur la fréquence et les paniers d’achat :  les paniers sont plus petits mais le nombre d’actes d’achats est plus élevé. En d’autres termes, on dépense moins mais plus souvent et davantage dans les commerces de proximité et de bouche. Cela s’explique notamment par l’accès aux produits locaux, à portée de main dans cette région. Les études révèlent aussi la place importante des végétaux de substitution : ils sont 24% plus consommés dans le Sud-Est que dans le reste de l’Hexagone.

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