Marseille Restaurants en Provence

Sam et Lucas Pico, joli duo du Sam kitchen

sam kitchen

Manger dans un lieu de culture, de la Friche à la Criée, du MuCem à la fondation Regards de Provence. L’idée était rare voilà quelques années, devenue banale désormais. Sam Avedissian, hôte du Montevideo, est un boulanger heureux. Reconverti dans la restauration, Sam a relevé le défi de proposer chaque jour une cuisine de marché, réalisée à base de produits frais, en harmonie avec le caractère, sinon frondeur, mais toujours défricheur du Montevideo. Au fil des mois, Sam kitchen s’est entouré d’une équipe jeune très cool, avec Pierre son serveur depuis la première heure, et Lucas Pico, 23 ans, chef résident, ex-Sofitel Trois Forts école Frérard. Fils lui même de cuisinier exerçant à Gémenos, Lucas a fait évoluer la carte et imposé un style. Si, chez lui, les féculents sont rares, les légumes sont rois.

Ce vendredi, la salle affiche complet pour un nuage de céleri-beurre noisette-crumble et huile verte ou un velouté de cresson-œuf bio. Les plats alignent une truite aux patates douces et fumet gingembre ou une courge rôtie sauce barbecue-yaourt et agrumes. C’est vigoureux, léger et pensé. Le palet de pomme de terre-crème à la marjolaine s’égaye d’une joue de cochon salée pensée comme un condiment et apporte tout son intérêt à une composition très classique. La ravissante surprise, il faudra aller la chercher sur une noix de veau, carottes et délicieux pesto de fanes-jus court.

Lucas Pico

Sam revendique les provenances locales, ses légumes sont issus du Jardin de Jeannot, regroupement de producteurs à Sénas qui réapprovisionnent trois fois par semaine le restaurant. Les viandes sont françaises et la carte fait de l’œil plutôt deux fois qu’une aux suggestions végétariennes. Côté desserts, l’éclair aux marrons-chantilly vanille, la crème cannelle-meringue speculoos rassurent les moins téméraires. Avec le café, une brioche maison-noisettes façon pain perdu est nappée de chocolat noir chaud. Une quenelle de crème épaisse apporte la virgule acide indispensable.
Alors faut-il réserver son couvert chez Sam Kitchen ? Oui bien sûr pour l’extraordinaire feeling qui anime les lieux. Oui pour qui aime les ambiances arty et un rien exploratrices. Oui pour la carte très légumière, d’inspiration bistronomique, libre ou libertaire. Sam est un chic type et il a su s’entourer d’une équipe à son image. C’est détendu et joyeux, l’adresse discrète voire secrète vous fera passer pour un explorateur aux yeux de tous les potes que vous inviterez ici. Une fin d’année à l’incroyable rapport qualité-prix.

Sam Kitchen, 3, impasse Montevideo, Marseille 6e ; infos au 06 12 43 33 12. Midi 19 et 23 €.

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Marseille

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom (présents déjà à Paris, les Emirats, Londres, la Savoie , Rio et New York) signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

Ramatuelle

Raclette à Pampelonne. Fondée par la famille Manificat dans les années 70, L’Orangerie compte parmi les historiques de la plage de Pampelonne. Ce restaurant de plage est l’un des seuls de la baie à accueillir ses clients toute l’année, 7 jours sur 7. Pour cet hiver, le chef Daniele Negrini a eu l’idée de proposer une raclette… original face à la mer ! Côté tarif, ça reste raisonnable : 35 € par personne, pour deux convives minimum.
L’Orangerie,
962, chemin des Tamaris, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 79 84 74.

 

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