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Sam kitchen au Montévidéo pour votre prochain déjeuner en terrasse

Sam kitchen

Le Montévidéo, connu pour ses expositions d’art contemporain, ses résidences d’artistes, performances et conférences, a demandé à Sam kitchen d’animer son comptoir. Dès le 19 mai, la terrasse du Montévidéo va revivre au rythme des services et du téléphone sonnant les réservations. Homme orchestre de ce regain d’activité, Samuel Avédissian est un homme heureux. Pâtissier de formation et boulanger de métier, Sam a découvert la cuisine en animant les points restauration de quantités d’événements.  « Je vais au marché et je fais avec ce que je trouve » explique notre homme comme pour résumer son adhésion aux valeurs locales et bio, également partagées par le centre d’art qui l’héberge.

Sam kitchen

Pour cette semaine de réouverture, Sam a concocté une carte déjeuner majoritairement végétale (focaccia d’aubergines rôties et caviar-tomates cerise et scarmoza, salade caesar, penne arrabiata) avec quelques incursions carnées de bon goût (tataki de canard). Manger à l’extérieur, dans un quartier (Vauban, Notre-Dame, Montebello) où les terrasses sont rares est un privilège rare. Et nul doute que cet extérieur arboré en bout d’impasse protégée sera très couru cet été.

Au déjeuner, Sam propose une très vivifiante assiette d’asperges, pois gourmands et artichauts violets détaillés en fines lamelles. Cette salade crue est arrosée d’une émulsion ail-basilic-huile d’olive qui réhausse les saveurs herbacées de la composition. Une présence aillée qui n’est pas sans rappeler la tartinade d’ail rôtie qu’on a tartinée sur de fines tranches de focaccia salée (faite maison elle aussi), pour accompagner l’apéritif. Comme une réponse au soleil qui arrose la terrasse, Sam sert une fregola sarde au citron cerclée de cubes d’aubergines confites au four et tomates cerise. Des intentions d’une belle simplicité qui visent juste tant dans les assaisonnements que les quantités.

Sam kitchen

Un ventripotent baba chantilly anisée vient clore un repas aux intentions clairement marseillaises, « d’une carte en mouvement » justifie Sam comme pour rappeler qu’il est (heureusement) tributaire du marché et des saisons. Alors faut-il y aller ? Oui si vous souhaitez manger en terrasse, au calme, mi-ombre mi-soleil et oui pour la carte flexitarienne qui permet à chacun de trouver son bonheur. Oui car on vous y servira un café de spécialité la Bourgeoise de Maëlle Allégrini et oui, enfin, car l’offre permet de manger sur place ou à emporter.

Sam kitchen le Montévidéo, 3, impasse Montévidéo (angle rue Breteuil), Marseille 6e arr. Réservations impératives au 06 12 43 33 12. Environ 20-24 €.
Petits-déjeuners dès 9h, goûters, gâteaux de voyage ; brunches un dimanche par mois.

Quid du Montévidéo

Fondé par l’auteur, metteur en scène et scénographe Hubert Colas, Montévidéo propose chaque mercredi soir une programmation qui fait la part belle aux artistes issus de la scène contemporaine. Performances, lectures, spectacles, concerts, expositions, projections, conférences forgent une proposition pluridisciplinaire destinée au plus grand nombre et en grande partie en accès libre. Montévidéo accueille en résidence auteurs, artistes, compagnies de la scène contemporaine et festivals du territoire mettant la recherche artistique au cœur de son projet. Aux deux espaces scéniques s’ajoutent un lieu de restauration, un bar, une terrasse et, à l’occasion des rendez-vous littéraires, une librairie éphémère. Montévidéo c’est aussi le lieu de Diphtong Cie et le QG d’actoral, festival international des arts et des écritures contemporaines et bureau d’accompagnement.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.