Art de vivre

Tendances, les tops et les flops des fêtes 2018

Chaque année, un vent d’inspiration court les rues et atterrit à la carte des restaurants ou dans nos cuisines. Alors, puisque la période y invite, faisons le tour des tendances et des ratages de ces derniers mois, histoire de rire ou de polémiquer…

La sapote noire
les tops Le lapin à la royale : Lionel Lévy à l’Intercontinental début décembre (Marseille), le restaurant Saisons dans son menu truffe de la mi-décembre (Marseille), la Villa Madie (Cassis) dans cette semaine précédant Noël… Tous remettent le lièvre à la royale à leur carte. Ce plat se rapprocherait d’un ragoût mais il s’avère d’une incroyable complexité nécessitant trois jours de travail si l’on s’en tient à la recette imaginée par les maîtres-queux de Louis XIV qui devaient créer des plats pour un souverain édenté. Il fallait donc manger sans mâcher ce fameux lièvre “parfumé mais point trop, poché dans un fumet relevé de vin, égayé de pointes d’ail et d’échalotes, servi avec une sauce liée au sang de l’animal” (texte formulé ainsi au tout début XVIIIe siècle). L’apparition du foie gras ne viendra que plus tard…

Le gâteau de voyage : A l’origine, ce terme désigne les cakes, mi-cuits, madeleines, financiers, pains d’épices, kouign-aman et autres pâtisseries qui s’emportent, se conservent quelques jours à température ambiante et se mangent aisément à la main. Un terme qui date du XVIIe siècle, époque où la noblesse, se rendant de ses châteaux de province à Versailles, en plusieurs jours, avait besoin de gâteaux supportant les chaos du transport…
Le grand retour des sauces : elles ne sont plus circonscrites à la seule période des fêtes. Les assiettes proposant trois cubes de viande ou de poisson et 4 gouttes de sauce décorée d’une pluche de persil déposée à la pince à épiler c’est fini. Le public s’est lassé. Il s’agit-là désormais de proposer des assiettes rassurantes, effet collatéral d’une période vécue comme incertaine. Des compositions plus rustiques mais raffinées. Exemple flagrant de ce phénomène : le retour du pâté en croûte. La création d’un championnat du monde dont les finales se déroulent non loin de la Provence, dans la Vallée-du-Rhône illustre bien ce revival.

Le noir comestible : symbole de chic et d’élégance, le noir a fait son apparition il y a quelques années avec le pain au charbon. Ce dernier, bien que présentant très peu d’intérêt gustatif, a le mérite d’amuser son monde. Le phénomène s’amplifie avec l’arrivée de l’ail noir obtenu par fermentation et importé de Corée. La sapote noire arrive également en France : ce fruit hypocalorique ressemble à un croisement de tomate et de kiwi, sa chair  se mange à la cuillère comme le kiwi avec un étonnant goût de chocolat… A quand son arrivée en Provence ?

les flops La cosmoculture : Voici ce qu’on peut lire sur la page du site du Club des amateurs de vins exquis : “Renaissance d’une méthode de culture ancestrale. Basée sur les connaissances des civilisations antiques (Maya, Inca) la cosmoculture s’appuie sur les échanges entre les énergies cosmiques et telluriques. Sur le terrain, des balises accumulatrices d’énergies cosmiques implantées sur des points précis servent à favoriser cette relation intime entre le ciel et la terre et à recréer une ambiance où la vigne retrouve ses défenses naturelles”. Alors oui au bio, oui à la biodynamie, oui aux vins nature mais il va falloir s’arrêter car à force de nous sortir des concepts fumeux du chapeaux tous les 6 mois, le consommateur risque de prendre le contre-pied de tous ces phénomènes…

Les légumes en tablette : Au départ, il y a une intention louable, celle de limiter le gaspillage et de consommer des légumes moches que le consommateur n’achèterait pas spontanément. Neuf étudiants en ingénierie alimentaire et design ont imaginé une tablette non pas de chocolat mais de légumes. Le souci, c’est qu’elle contient 35% de beurre de cacao alors qu’un légume ne contient pas de gras. Pas top pour lutter contre le surpoids  et l’encrassement des artères tout ça !

Infos express

A Saint-Tropez Sénéquier ferme ses portes La Direction du Sénéquier, institution emblématique de Saint-Tropez depuis 1887, a décidé de fermer les portes de son restaurant dès ce jeudi 13 août midi pour une durée de deux semaines. Démentant les rumeurs qui couraient dans le village, “cette fermeture n’intervient pas sur demande de l’ARS mais sur décision interne, par mesure de précaution, et pour protéger son personnel et ses clients, suite à la découverte de 2 cas de Covid-19, a tenu à préciser la direction dans un communiqué de presse. Toujours selon le même communiqué, “il est important de prendre le temps nécessaire pour protéger et tester l’intégralité des équipes afin de permettre une réouverture dans la plus grande sécurité. Depuis la rouverture le 3 juin, le restaurant et les équipes ont toujours appliqué les gestes barrières avec beaucoup de vigilance”.

Découvrir la conchyliculture en Camargue A Port-Saint-Louis-du-Rhône, Camargue coquillages propose une journée spéciale pour se plonger dans le quotidien des ostréiculteurs : visite de la cabane ostréicole et de l’atelier de conditionnement, activité “collage d’huîtres”, explications des méthodes de productions propres à la Méditerranée et à l’agriculture biologique. Pour conclure cette journée, un plateau de coquillages huîtres/moules accompagné d’un verre de blanc. www.camarguecoquillages.fr

Parcourir les Alpilles au volant d’une voiture vintage 2CV, Méhari, Coccinelle décapotable, Mini cooper, Combi van… Yann, Sébastien et Xavier, trois passionnés de voitures vintages en Provence proposent à la location des voitures anciennes avec ou sans chauffeur. Grâce à une application mobile dédiée, on part découvrir les belles routes et villages des Alpilles : Saint-Rémy de Provence, Maussane-les-Alpilles, Les Baux de Provence, Eygalières, Fontvieille…
www.yesprovence.com

Un verre aux jardins à Avignon Tous les jeudis et vendredis jusqu’au 11 septembre, de 18h30 à 20h30, vignerons et négociants investissent les jardins du palais des papes pour déguster les vins des Côtes du Rhône et Côtes du Rhône villages en trois couleurs (vente sur place possible). Ambiance musicale avec DJ les jeudis et groupes les vendredis. Tarif : 10 et 6,50 € (gratuit pour les -18 ans) ; le tarif comprend : 5 jetons de dégustation Côtes du Rhône + 1 sachet «grignotage». Infos et réservations au 04 32 74 32 74.