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Philippe Colonna veut croire en l’organisation d’un Savim d’automne 2020

Le salon des vins et de la gastronomie, le Savim, édition de printemps, a été reporté pour cause de confinement. A l’époque, Philippe et Florent Colonna ses organisateurs, promettaient de revenir à la saison d’automne plus forts et enthousiastes. Prévue du 19 au 23 novembre prochain, cette dernière fait l’objet de toutes les spéculations. Et Philippe Colonna balaie d’un revers de main toute incertitude, affichant un esprit combatif et positif d’autant plus vigoureux qu’il est rare dans le secteur en ce moment : – Une annulation du Savim d’automne 2020 serait un drame pour bon nombre de nos exposants car ce salon représente l’essentiel de leurs ventes”, assure-t-il.

Depuis un mois, toute l’équipe s’est mise en ordre de bataille et a totalement remis en cause l’organisation du salon : les stands déménageront des halls 1 et 2 au hall 3, “ce qui nous fait passer de 10 000 m2 à 14 000 m2, se réjouit Philippe Colonna. Nous en profiterons pour doubler la taille des allées, c’est à  la fois indispensable et une chance”. Comme on s’en doute, les questions sanitaires et sécuritaires monopolisent l’essentiel des discussions entre les Colonna, les responsables du parc Chanot et le chargé de sécurité, en lien avec les marins pompiers. Le déploiement sur le hall 3 est salvateur, selon tous les interlocuteurs, et sera intéressant pour les salons futurs car il permettra d’instaurer un sens de circulation. “Je suis très confiant car notre clientèle est très responsable, calme et je sais qu’elle respectera ces règles dans la quiétude”, juge Philippe Colonna.

Déploiement de mesures
L’organisateur du Savim d’automne 2020 en profite pour rappeler que jamais personne ne touche ni ne manipule les produits et que ça continuera, “ce qui est loin d’être le cas dans les grandes surfaces”, glisse-t-il avec malice. Le public ne pourra plus manger de sandwich au foie gras ou au jambon dans les allées : obligation sera faite de s’asseoir pour manger. “On peut compter sur un service de sécurité très étoffé pour faire respecter les mesures”, souffle Colonna. Bien sûr, les masques obligatoires, les bornes de gel hydroalcoolique et quantité d’autres mesures compléteront les mesures prises pour la bonne tenue du salon : “Personnellement, je pense que le climat va s’améliorer, il suffit d’appliquer des mesures de protection draconiennes. De toute façon, tant qu’il n’y aura pas de vaccin ni de médicament, le virus va perdurer ; la vie économique et sociale doit perdurer” assure Philippe Colonna. Qui n’est pas le seul à avancer cet argument…

Photos Thibault Daguzan

Numa Muller chez Madame Jeanne Longtemps annoncée et attendue, l'arrivée de Numa Muller chez Madame Jeanne, le restaurant de la Maison Buon, rue Grignan (6e arr) est officielle. Le chef a pris possession de la cuisine et propose pêle-mêle une tête de thon de ligne, un loup-concombre compressé et abricot fermenté-lait ribot et chips de riz-seiche, un thon et abricot au sel-herbes et fleurs du littoral et huile de feuilles de figuier eau de concombre. A suivre, 86, rue Grignan, Marseille 1er ; infos au 04 86 26 54 16.

Elie Kalamouka n'est plus Son nom restera indéfectiblement attaché au Mas, restaurant de la rue Lulli (1er) qu'il avait cofondé avec Robert Lenoir. Elie Kalamouka s'est éteint vendredi à 87 ans non sans susciter une vive émotion chez tous ceux qui avaient pris l'habitude de dîner chez lui. Le Mas était l'une des rares tables ouvertes toute la nuit, attirant noctambules et artistes qui, en fin de spectacle, venaient s'y détendre. Il était paar ailleurs administrateur du festival Jazz des Cinq Continents. La crise sanitaire a été fatale au Mas qui a été placé en liquidation judiciaire. Ce décès tourne définitivement la page des années 1980 à Marseille...

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