Restaurants en Provence

Shaboo, une marmite, des vapeurs et le bonheur

Rare en France et unique à Marseille, le Shaboo, restaurant de marmites et vapeurs, accueille ses premiers clients depuis quelques jours. Dans le périmètre Thiars-Vieux-Port, le concept, ludique et coloré, propose une cuisine saine, sans friture, à base de produits frais et des formules déclinables à l’infini.
L’idée ? Des coupelles défilent devant les clients accoudés à des comptoirs blancs. Dans une marmite, un bouillon : on choisit le boeuf façon phô (Vietnam), la volaille tom yam (Thaïlande), le poisson façon miso (Japon), le végétarien ou l’authentique bouillon shaboo dont l’ami Ippei Uemura, du restaurant Tabi sur la corniche, a soufflé la recette.
Ensuite ? Il suffit de plonger dans la marmite qui bouillonne devant soi des crevettes crues, des feuilles de chou chinois, des champignons shiitake, des algues wakame, du saumon, du poulet mariné et quantité d’autres ingrédients qui se combinent élégamment entre eux. Le fondateur du Shaboo, Jean-François Sengkouvanh, a mesuré tout l’intérêt que cette forme de restauration revêt. Ancien manager pour une entreprise dans le secteur du design, l’homme a découvert Marseille en 2003, il y a rencontré celle qui est devenue sa femme et tous deux ont décidé de construire ici leur avenir… Le Shaboo raconte un peu tout ça, de la reconversion passée par l’école de cuisine Alain Ducasse à Argenteuil, à la rencontre d’artisans et producteurs au solide curriculum vitae.
Les glaces et sorbets sont signés d’un meilleur ouvrier de France glacier 2004, David Wesmael, lequel propose également une épatante gamme de mochis framboise-eau de rose-litchi, thé matcha  et mangue, d’une grande suavité et souplesse. La carte des vins nature se double de superbes sakés titrant à 15° dont un Ninki Ichi aux notes finales de fleurs de pêche et à l’ampleur propre aux sakés de type junmai.
Alors faut-il y aller ? Oui car la carte, non content de proposer des bouillons, aligne de sévères propositions de bouchées vapeur à l’instar des très raffinés dim-sum au homard de Bretagne-crevettes sauvages, et des crêpes vietnamiennes à la crevette. Superbe illustration de la cuisine fusion, les dim-sun à la truffe noire-mozzarella-scarmoza et volaille sont uniques dans la région. Oui, pour le service détendu qui accompagne le client dans sa découverte suscitant le sentiment d’avoir vécu une expérience sympa. Oui, enfin, car les formules en mode bouillon illimité ont la cote en ce moment.

Shaboo, 19, rue de la paix-Marcel-Paul, Marseille 1er arr. Fermé le dimanche. Tarif déjeuner : 19 € ; soir : 25 et 29 € – boissons et desserts en sus.

1 Comment

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  • Une belle surprise et surtout un moment de plaisir exceptionnel !
    Le concept, entre tradition et modernité, le raffinement du cadre design mais surtout de la cuisine notamment dû à la grande qualité des produits proposés, l’accueil, le professionnalisme, la convivialité enrobée de vraie gentillesse de tout le personnel ont eu raison de nous. Ma femme et moi, alors que nous ne faisions que passer, sommes tombés en amour de ce restaurant un peu hors norme et tellement authentique à la fois. Un grand bravo au chef et à son épouse. Nous reviendrons dès que possible.
    Lieu à connaître , à faire connaître et à reconnaître ! Merci pour ce super moment.
    Bruno et Nathalie of Marseille AF

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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