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Terrine de pot-au-feu façon bouchère

terrine de pot-au-feuPréparation : 45 min la veille / Cuisson : 3 h (1h30 en autocuiseur)

Votre marché pour 4 personnes : 700 g de macreuse à pot-au-feu ; 2 demi-pieds de veau précuits ; 5 grosses carottes ; 2 oignons ; 1 bouquet garni ; 1 bouquet de persil ; 1 bouquet de cerfeuil ; 1 tige de citronnelle ; 1 zeste d’orange ; 20 g de gingembre frais ; 1 bouteille de vin blanc sec ; 50 cl d’eau ; 2 tablettes de bouillon de volaille ; 2 clous de girofle ; 2 cuil. à café de baies roses ; 1 cuil. à café de poivre en grains ; sel et poivre du moulin

On y va : coupez la viande en morceaux. Mettez-les dans une cocotte avec les cubes de bouillon de volaille. Recouvrez avec le vin et l’eau. Ajoutez les pieds de veau, le bouquet garni, les oignons épluchés et piqués des clous de girofle, le gingembre, le zeste d’orange, la citronnelle et le poivre en grains. Laissez mijoter 2 h à feu doux. Ajoutez les carottes entières, puis poursuivez la cuisson 1 heure. Retirez la viande et les carottes. Passez le liquide de cuisson au chinois, puis faites-le réduire. Assaisonnez de sel et poivre selon votre goût. Ajoutez-y le persil et le cerfeuil grossièrement hachés, puis les baies roses. Chemisez une terrine de film alimentaire. Dressez en alternant morceaux de viande, chair des pieds de veau et carottes coupées en rondelles. Coulez le liquide de cuisson et laissez prendre la terrine de pot-au-feu en gelée toute une nuit. 

Truc de chef : avec son bouillon à base de vin blanc, l’éventail des accords sur cette terrine de pot-au-feu est très ouvert, mais on pourrait se concentrer en blanc sur les vins sec de Bourgogne type Mâconnais ou sur la vivacité d’un saint-Véran…

Bonus : découvrez le pot-au-feu en version végétarienne.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.