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Un Savim de printemps 2022 qui retrouve toutes ses couleurs

Savim de printemps 2022

Le Savim de printemps 2022 bat son plein et s’achèvera lundi 9 mai. A 24 heures de sa cloture, les organisateurs, Florent et Philippe Colonna, dressent un premier bilan de fréquentation et de satisfaction. Et au soir du 3e jour, les indicateurs sont tous au vert. « C’est un carton, nous retrouvons peu ou prou les chiffres de la consommation de 2019 », dit Florent. Une analyse que Laurent Sturnini, et son stand de produits corses, confirme : – C’est un très gros dimanche, nous sommes contents », lâche-t-il, en train d’empaqueter jambons et canistrelli. « C’est sûr, on dépassera les 30 000 entrées, ce qui, dans le contexte, est rassurant » enchaîne Philippe Colonna à qui les 10 nouveaux exposants lui ont d’ores et déjà demandé de garder un stand pour le Savim d’automne prochain.
Dans un contexte national morose, le salon d’Arras affiche une fréquentation en baisse de 50% alors que la moyenne des salons est à -30%, le Savim de Marseille doit tout à son public : – C’est le public qui fait un salon et ce sont les producteurs qui font le public », lâche Philippe avec un bon sens de la formule.

Savim de printemps 2022

Croisé dans les allées, Sacha interpelle d’abord par son âge : 14 ans. « Il vient à tous les Savim et quand il était trop petit, il était posté sur les épaules de son père », lâche sa maman, Marie-Laure. « Avant, je venais le lundi entre midi et deux avec mon père et après je retournais à l’école », poursuit ce petit blond aux yeux rieurs. Au Savim, Sacha aime tout et constate la présence majoritaire de vins et vignobles au printemps. « Mais cette année, c’est mieux parce que personne n’a le masque ». Dans l’ordre de ses préférences : la charcuterie et les chocolatiers « quand le Savim était avant Pâques ». Il n’y a pas d’âge pour aimer, ainsi Sacha a-t-il, alors âgé d’à peine 6 ans, acheté une truffe avec ses 50 € économisés… « Je crois qu’elle valait beaucoup plu s mais l’exposant a été tellement touché qu’il lui a consenti ce prix incroyable », s’amuse Marie-Laure. « On l’a mangée avec des œufs et elle a fini en risotto ». Y’a pire.

« Le gros avantage de ce salon, c’est qu’il concentre tout ce qu’on aime à 15 minutes de la maison », dit un Monsieur qui assiste à l’entretien et veut y participer. « Oui, moi j’adore les anchois di Alici, j’en achète toujours, lui emboîte Sacha… Mais il manque la colatura, il n’y en a jamais ici ». Les experts apprécieront. Pour les Colonna, les bases sont posées pour le prochain Savim, « on sera au hall 4 avec 460 exposants, annoncent-ils déjà. Beaucoup disent que beaucoup de jeunes fréquentent le salon ; nous, on ne sait pas ce que ça veut dire être jeune mais une chose est sûre : tous ceux qui viennent ont en commun un esprit culturel et curieux ».

Savim de printemps 2022, du 6 au 9 mai au parc Chanot, Marseille 8e arr. 

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.