Art de vivre

Vénus, pour grignoter et se retrouver toute la journée

Vénus

Ce n’est pas un bar pour filles mais un bar de filles. Vénus a ouvert ses portes, voilà tout juste deux semaines sur le très recherché boulevard Vauban. Il concrétise les rêves de Julie et Claire qui avaient envie d’un café, « où on peut grignoter toute la journée », avec des propositions sucrées et salées. « C’est un soir d’été, il y a deux ans, qu’on a eu envie de changer de vie professionnelle et qu’on a décidé de le faire » se remémore Julie, elle même issue d’une famille de restaurateurs, et qui a fait les belles heures de l’Appart’, rue de Lodi, une année durant. Pour le déjeuner, les deux associées ont fait appel à Patrick, un chef en charge de la carte qui proposera un plat du jour, un velouté ou gaspacho selon les saisons, une salade et un sandwich. Pour le goûter, un blondie (un cookie-gâteau), un fondant à la crème de marrons sans gluten, un cake, des cookies vegan accompagneront les thés kusmi et les cafés de la torréfaction lyonnaise Mokxa. 

Vénus

Du jeudi au samedi soir, Claire endossera sa tunique de bar tender et proposera des combos cocktails-tapas en harmonie. « L’idée consiste à proposer quatre cocktails par mois et on les twistera par petites touches pour proposer des cocktails dans le style et différents à la fois » explique Claire. C’est à cette dernière qu’on doit également une sélection de vins et de bières bio, trois vins en trois couleurs qui changeront tous les mois. Pour les « sans alcool », la vente de bouteilles de lemon aids et de community cola permettra de financer des projets à vocation sociale à un niveau local. Jamais en reste d’une bonne idée, Julie et Claire organiseront, dès que la situation sanitaire le permettra, des brunches dominicaux avec des chefs invités. Il y a quelques semaines, le caducée de l’ancienne pharmacie de quartier a été remplacé par Vénus, incarnation « de la beauté et de la séduction » confient les deux amies. Qui s’en plaindra ?

Vénus, 79, boulevard Vauban, Marseille 6e arr. ; infos au 04 91 92 03 53.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.