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vin-satori.com, les vins nature et thés pu erh livrés chez vous

Le vin, symbole de l’Occident et le thé, emblème de l’Asie. D’apparence antagonistes, les deux boissons multiplient pourtant les points communs au point d’avoir suscité l’envie de créer vin-satori.com, un site de vente en ligne de vins nature et de thés pu erh. A l’origine de ce concept intriguant, il faut aller chercher deux Vauclusiens de la commune de la Bastidonne, voisine de Pertuis : Merlin et Elie.

vin-satori.com

Merlin est fils d’un vigneron, précurseur dans les vins nature, qui a transmis à son fils, le goût du vin. Oubliées les années en fac de socio et de science politique à Montpellier, Merlin a fait une formation de caviste et s’est rompu aux règles du métier à la Cave des Papilles de la rue Grignan, à Marseille. De son côté, Elie a fait une fac de chinois pour étancher sa soif de culture asiatique. Deux années passées ensuite en Chine, puis 2 ans à Taïwan et, enfin, 2 années encore en Corée du Sud, ont fait de lui un parfait connaisseur de cette région du globe de laquelle il a ramené le goût pour les thés pu erh. « Ce sont des thés provenant exclusivement de la province du Yunnan en Chine, voisine du Laos et de la Birmanie. On cueille les feuilles sur des arbres millénaires et les thés sont très racés, offrant souvent des arômes de sous-bois », explique Merlin.

Pour le vin comme pour les thés, les deux associés comparent les terroirs, le vocabulaire de dégustation et les analogies en termes de tanins. Le vieillissement est très important et compte parmi les critères d’appréciation : – Nous goûtons tout ensemble et il faut que le vin et le thé nous séduisent d’égale façon sinon, nous ne les référençons pas » assurent Elie et Merlin. Le projet de site web fédérant leurs passions est né voilà un an ; désormais, les deux entrepreneurs pensent à ouvrir une boutique dans le périmètre Vauban/Vieux-Port : – Initialement, nous ne voulions pas être tributaires d’horaires fixes et la vente en ligne permettait d’être présents à la fois en local comme à l’international, relate Merlin. Maintenant, on est prêt pour un point de vente physique ».

vin-satori.com

Profitant de l’aubaine, « le milieu du thé pu erh est très fermé et il est facile de s’y faire connaître par une communauté d’amateurs en quête de qualité », les deux fondateurs de vin-satori.com assurent réaliser la majorité de leurs ventes de vin à Marseille. Avec neuf régions viticoles phare de l’Hexagone, ils affichent leurs goûts pour quelque 80 vignerons et leur travail « nature garanti ». Quant au thé pu erh, il reste l’apanage des clientèles nord européennes, Allemands et Hollandais en tête. « Pour Marseille, nous nous sommes engagés à livrer à vélo nous-mêmes toutes les commandes avec un forfait de 2€ seulement » lancent-ils. Encore un élément différenciant.

Infos sur le site vin-satori.com et aux 06 95 30 67 97 – 06 13 54 60 24.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.