Carnet de cave

Le rugbyman Sébastien Chabal fait désormais vigne commune avec le Cellier des Chartreux de Pujaut

Sébastien Chabal se lance dans la viticulture ! Celui que les journalistes anglais surnommaient the French Beast (« la brute française ») vient de prouver sa sensibilité et son amour pour les valeurs terriennes en s’associant au Cellier des Chartreux, à Pujaut dans le Gard. Retour sur une aventure humaine et forcément touchante : Chabal, qui vient souvent dans la région, a noué des liens avec le rugby-club des Angles, jusqu’à y jouer parfois. Lors d’un repas, Tony, un ami commun, lance à Christophe Novara, le dirigeant de la cave coopérative : « Franchement, je suis sûr que vous pourriez faire quelque chose de top avec Sébastien ». L’idée est lancée, le rendez-vous est pris avec une amitié qui se nourrit de rugby et s’abreuve de vin.
Aux premières réunions succèdent les premières dégustations et effectivement, l’étincelle jaillit : Chabal et Chartreux vont vinifier ensemble. Dès le départ, l’objectif est clair : « Les vins issus de la collaboration entre le Cellier des chartreux et Sébastien Chabal seront le fruit d’un travail collectif où chacun apportera son histoire personnelle, sa sensibilité et son savoir-faire » raconte-t-on à la cave coopérative. L’ambition de produire des vins singuliers se retrouve aujourd’hui avec trois cuvées en trois couleurs qui racontent cette aventure, des vendanges aux assemblages, de la fabrication des étiquettes à la mise en bouteilles. Et il se raconte même que l’international de rugby se serait porté acquéreur d’un hectare de vigne. L’aventure ne fait que commencer.

Le caveau du Cellier des Chartreux, départementale 6580, 30131 Pujaut. Infos au 04 90 26 30 77.

Notes de dégustation

Avec l’Art et la manière
Côtes-du-Rhône villages Saint-Gervais

Fruit d’un assemblage grenache noir, syrah, carignan et mourvèdre, ce vin à la robe dense et profonde offre quelques reflets rubis à la lumière. Son nez complexe aux arômes d’pices, de petits fruits rouges et de violette en fait le compagnon idéal d’une côte de boeuf à la braise. La bouche se distingue par un subtil équilibre entre fraîcheur et une belle longueur. A servir à 15°C.

Je résiste à tout sauf à la tentation
Côtes-du-Rhône

L’assemblage de la roussanne, du viognier et du grenache blanc nous offre un vin blanc à boire frais, à 10-12°C. Sa robe couleur paille clair et son nez typique des blancs des côtes-du-Rhône laissent deviner des arômes d’abricot, de fruits frais et de fleurs d’acacia. La bouche ample et fraîche accompagnera au mieux une volaille aux fruits secs.

Une petite cuvée au poil !
Vin de France

Il ne manquait que le petit rosé à base de grenache pour clore le bal ! Ce vin à la robe claire, rose très pâle fera un carton l’été prochain. Le nez se distingue par ses notes intenses de pamplemousse et fruit de la passion. La bouche est éclatante, marquée par une belle tension en finale et un gras qui en feront l’hôte idéal des apéritifs, servi à 8-10°C.

 Photos Serge Chapuis

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le grand pastis

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