On est souvent à la recherche de ce type d’adresse ; un restaurant facile à vivre, où l’on court lorsque la pause déjeuner n’excède pas l’heure, une adresse proposant un excellent rapport qualité-prix, l’originalité voire l’exotisme en plus dans les assiettes. La réputation du Shangaï Kitchen court la ville et tout le monde en parle ; « un bon indice : tous les Chinois et les connaisseurs de la Chine y mangent » assure untel, « parce qu’il en avait assez d’aller à Paris pour manger chinois, il a ouvert son propre resto à Marseille » promet tel autre… Il y a là de quoi titiller sinon l’appétit, au moins la curiosité. La carte de cet estaminet est foisonnante, l’oeil se perdant du canard laqué à la sauce shangaï au poulet mariné sauce vin jaune. Le potage pékinois ou d’algue et oeuf figurant parmi les classiques du genre. Côté terre, on hésite entre le flanchet de boeuf braisé ou l’intestin de porc sauté au chou saumuré ; côté mer, on recommandera le loup entier sauce soja ou les filets de poisson bouillis sauce épicée du Sichuan.
Pour en revenir à nos soucis déjeunatoires de la semaine, deux formules proposent de rassasier la curiosité. Quelques bouchons vapeur au porc, pour commencer, sont servis en paniers de bambou fumants. La sauce vinaigrée fouette le palais, contrastant avec la rondeur des boulettes. Le boeuf sauté à la sauce piquante, tout comme le sauté de poulet style gongbao, montrent qu’on sait travailler les épices en cuisine. Rondeur et chaleur d’un côté, puissance et force de l’autre, c’est parfaitement équilibré. Avec le poulet, quelques fruits secs apportent une note croquante et boisée. Si vous surveillez votre ligne, optez pour le riz blanc, le riz cantonnais étant, par définition, beaucoup plus gras. Vite, vite, un petit café, quelques barrettes de nougat aux grains de sésame et voilà qu’arrive l’heure du retour au bureau. Alors faut-il aller au Shangaï Kitchen ? Oui, sinon, on n’en aurait rien dit. Le service est délicat, l’ambiance cool, et les recettes appétissantes. Promis, juré, craché, on reviendra.
Menus midi 12,80 et 18,80 €. Carte 30 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !