
Chaleureux dans l’intention, bienveillant dans l’exécution. Depuis sa création Quartier Libre trace son sillon et, à force d’en entendre dire du bien, il a bien fallu qu’on aille s’y faire une opinion. Samedi au déjeuner, la salle est pleine. Chose rare, quatre coréennes hurlent à table, signe de leur évidente joie d’être là. Le serveur est avenant et détaille dans les moindres détail une ardoise d’inspiration paysanne. Un râble de lapin sauce moutarde au vin blanc et crème de panais, des pommes de terre rôties persillade, un carpaccio de betterave chiogga-feta et pickles oignons rouges annoncent la couleur. Flan libanais fleur d’oranger et pistaches ou quatre-quart pommes caramélisées côté douceurs.
Ambiance cantine urbaine dans les docklands, le sol est magnifiquement fracassé, ou patiné, les tables en bois rappellent celle d’une ferme dans les 70’s. A peine arrivés nous voilà installés.




De l’œuf coulant épinards gratinés, on retiendra cette gourmande croûte épaisse de fromage fondu ; une merveilleuse assiette saucière. Le chou farci (cochon-canard) sauce teriyaki nous invite à la damnation éternelle, oscillant entre salé et umami, plongeant dans les saveurs profondes. Les ravissantes croquettes de pélamide sauce tartare au raifort croustillent dans leur gangue de panure panko, les assiettes se croisent, chacun goûte le plat de l’autre, c’est un joyeux foutoir de saveurs, un plaisir partageur. Mention spéciale pour cette délicieuse tarte au chocolat noir très peu sucrée, intense, et cette pâte ultra fine, croustillante et beurrée dont on aimerait bien connaître le secret.
Quartier Libre est une valeur sûre. On y décèle une rare part d’humanité, de sensibilité et de bon sens cuisinier. Deux assiettes et un dessert, un verre de chardonnay et un café suffiront à vous redonner le sourire. Il faut y aller à deux ou à quatre, c’est le meilleur moyen pour habiller la table de couleurs aguicheuses. Pas de prétention mais que de bonnes intentions, adresse cool et constante.
Restaurant Quartier Libre, 13, rue Glandeves, Marseille 1er arr. ; infos au 09 88 39 85 11. Carte 30-35 €.
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► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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