Saint-Tropez

Dior investit les anciens jardins du Cipriani.- La maison Dior a ouvert « Monsieur Dior » et son « Café Dior » dans les jardins qui abritaient autrefois l’établissement Cipriani. Aux fourneaux : Mauro Colagreco, le chef triplement étoilé de Mirazur (Menton), désigné meilleur chef du monde en 2019 ; un choix qui scelle le dialogue entre gastronomie et la maison de couture le temps d’un été.

Marseille

► La Villa est à la vente.- C’est la dernière petite annonce qui anime le Landerneau : situé au 113, rue Jean-Mermoz (8e arr.), le restaurant la Villa est à la vente. Cette institution de la restauration marseillaise a été fondée en 1999. Fort de quelque 53 salariés, le restaurant sert en moyenne 310 couverts chaque jour et accueille ses clients 7 jours sur 7. Qui rachètera cette jeune institution ?

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Restaurants en Provence

Florent Pietravalle à la Villa La Coste, le manifeste provençal

Florent Pietravalle à la Villa La Coste

Discrètement, Florent Pietravalle a quitté Avignon pour s’installer, aux premières lueurs de janvier 2026, à la Villa La Coste. Le cuisinier de 38 ans a pris ses marques en quelques semaines et se révèle confiant dans ses choix et sa cuisine. « Je veux me faire plaisir et faire plaisir, renouer avec une cuisine ancrée dans le temps. Une pissaladière, un aïgo boulido, une caillette… Ça peut être moderne et sexy, non ? », interroge Pietravalle qui a trouvé dans cet écrin, lové dans la pinède, le terrain de jeu idéal de ses libres inspirations.
Le dédale de salons qui irrigue la fameuse Villa La Coste, est riche de merveilles de l’art moderne, de Picasso à Louise Bourgeois, accrochant l’œil, aiguisant l’appétit, enivrant les sens : ces lieux sont uniques, exceptionnels. 

« Cette maison est marquée du sceau de la beauté et je trouve qu’il y a du sens à faire dialoguer entre eux le site, les arts de la table, la cuisine »

De Pietravalle on retiendra l’envie de nous raconter sa Provence, celle d’un pistou de feuilles de figue-lisette marinée et figue au vinaigre. Le poisson, l’arbre, une étonnante fraîcheur derrière la simplicité apparente d’une belle composition équilibrée et délicate. Une réconfortante anchoïade aux légumes du jardin et mesclun s’acoquine d’un ragoût de cochon. Un ensemble végétal, jamais brutal, avec beaucoup d’ampleur et de relief. De la langoustine juste pochée-grillée en mijotée de pieds-paquets, on aime le bouillon d’anguille qui apporte le gras et de l’élégance. Un subtil amer (confit de pamplemousse) titille une aile de raie cuite en bagna cauda. Ultime service d’un déjeuner sang et or, le pissalat aux herbes de la colline nappe une caillette d’agneau braisée dans un chou. L’agneau et le gras, dans sa plus simple et glorieuse expression : les dés sont jetés.

De plats en plats, on retrouve toujours une virgule acide, acidulée, aigre-douce comme un fil conducteur ultra discret, comme un liant qui fait d’un ensemble épars un tout

Redonner de l’appétit à la fin d’un repas, voilà le rôle ingrat dévolu au dessert. Et voilà les agrumes en macération de fleurs d’oranger, un duo-duel de crème et granité, une surprise de légèreté. La table est aux anges. Dans le sillon de Florent Pietravalle, la quasi-totalité de sa brigade avignonnaise est venue travailler à la Villa La Coste. Bel exemple d’attachement et d’esprit d’équipe… ce qui explique comment en si peu de temps, le chef a trouvé ses marques et repères. Sa cuisine est délicate, ses plats audacieux et très personnels. On quitte les lieux sur un petit nuage, on se croirait presque au 7e ciel… Là où brillent les étoiles.

Villa La Coste, 2750, route de la Cride, 13610 Le Puy-Sainte-Réparade ; infos au 04 42 50 50 00
Menus déjeuner 135 € ; formules 190 et 225 €.

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